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Depuis le 15 mai 2008 la salle de conférence de la Maison des Jeunes abrite deux sessions de formation de quatre jours organisées par les Centres d’Entraînements aux Méthodes d’Education Active (C.E.M.E.A).

En plus du président des C.E.M.E.A et non moins Directeur de la Maison des Jeunes, M. Modibo Traoré, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des représentants des ministres de la Jeunesse et des Sports, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, de l’Education de Base, des représentants de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi (ANPE) et des différentes associations de transport.

Les C.E.M.E.A-Mali figurent parmi les principaux formateurs de la plupart des animateurs de jeunesse du pays. Après une période de semi-léthargie, ils tiennent aujourd’hui à réoccuper leur place d’antan. C’est pourquoi leurs responsables ont décidé de réagir, en organisant ces deux sessions de formation.

Ainsi, durant quatre jours, des cadres de la jeunesse, venus de Koulikoro, Ségou, Sikasso et Bamako, renforceront leurs capacités en administration et gestion des institutions socio-éducatives.

D’autre part, durant une semaine, des jeunes de Bamako seront initiés à la réparation en petite mécanique et bénéficieront de notions sur le Code de la route. Pour le président des C.E.M.E.A, M. Modibo Traoré, l’organisation ses deux sessions de formation est une réellle opportunité.

Je suis ravi que ces formations puissent permettre à notre association de créer des situatoins où chacun -enfant, adolescent, adulte, personnes âgées…- pourra davantage prendre conscience du monde qui l’entoure, afin de se l’approprier, le faire évoluer et le modifier dans une perspective du progrès individuel et social“, a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : “Plus que jamais, il s’agit, pour nous, pour tous et pour chacun, de s’investir en vue de revivifier le flambeau des C.E.M.E.A, pour un monde plus juste et plus pacifique” .

Quant au représentant du ministre des Sports, il s’est surtout réjoui que malgré les difficultés, les CEMEA soient restés toujours fidèles à un de leurs objectifs qui est la formation en petite mécanique.

Ausi en a-t-il profité pour expliquer le rôle et la place des CEMEA au Mali et a exhorter les stagiaires à plus d’assiduité, d’abnégation et de curiosité pour être mieux aux faits des modules qui seront dispensés par d’éminents formateurs.

Au cours de ces sessions de formation, des questions ont été débattues. telles que les rôle, but et objectifs des CEMEA, les activités à mener de la prime enfance à la jeunesse, la communication pour le changement de comportement, les techniques d’entreprenariat de la jeunesse, la citoyenneté…

Ces sessions de formation ont été initiées grâce à la volonté des CEMEA, avec l’appui du ministère de la Jeunesse et des Sports, de la Fédération Internationale des CEMEA, de Solidarité Laïque et de l’ANPE.

Au cours de la cérémonie, un hommage a été rendu à tous ceux qui ont porté les CEMEA sur les fonts baptismaux. Parmi eux, M. Cheick Diakité dont la persévérance a permis de maintenir le cap. Ce dernier a brièvement présenté l’historique des CEMEA au Mali.

De ses propos, il ressort que ces Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA) du Mali ont été créés le 28 Mars 1959. Ses activités se sont poursuivies jusqu’en 1968, date du renversement de l’ancien Président Modibo Kéïta.

Il a donc fallu plusieurs années (c’est-à-dire jusqu’en 1990) pour que la reprise des activités des CEMEA soit acceptée le 15 janvier 1990.

C’est qu’avec le problème actuel de l’éducation, la nécessité de formation s’impose. Selon M. Diakité, l’éducation doit être globale, c’est-à-dire que la théorie doit être suivie de la pratique. Ainsi, au delà de cette formation, les CEMEA espèrent désormais pérenniser ses activités.

C’est pourquoi le président des CEMEA-Mali dira que “tout comme l’argent n’a pas d’odeur, l’éducation n’a pas de couleur et ne connaît pas de barrière“.

Rappelons que les buts visés par les CEMEA-Mali sont, entre autres, la recherche, la diffusion et l’application de méthodes actives, dans le domaine de l’éducation, par l’organisation de stages pour la formation d’éducateurs, à tous les niveaux et dans plusieurs domaines ;

l’organisation de colonies et de camps de loisir pour tous les groupes d’âges ; l’organisation de campagne d’alphabétisation et de post-alphabétisation ; et enfin, l’organisation de rencontres et de débats d’information.

Quelques activités d’envergure nationale ont été menéespar les CEMEA, telles que la formation de plusieurs cadres de jeunesse; l’encadrement des mères éducatives de clos d’enfants de Niaréla, Kalabancoro, Kangaba, Ouezzindougou et Siby, de 1997 à 2001 ; la participation à l’encadrement de la coopérative de Lassa en communication, en 2002.

Il faut mentionner aussi les stages sur la communication orale en 2007 ; la campagne de sensibilisation sur le rôle des parents d’élèves à l’école, avec la FENAPEEM en 2007 ; la participation aux rencontres du PRODERE A.O. à Dakar et Ouadadougou, en 2007…

Enfin, les CEMEA sont ouvertes aux éducateurs, aux animateurs de collectivités permanentes, aux enseignants et équipes pédagogiques, aux personnels s’occupant d’enfants d’âge préscolaire, aux travailleurs socio-éducatifs et à divers responsables de services éducatifs.

Au sortir de ces sessions de formation, les stagiaires pourront s’intégrer dans la vie active et être utiles à leurs familles en particulier, et au pays en général.

Sadou BOCOUM

19 Mai 2008