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Le président burkinabé, médiateur régional dans la crise malienne, a rencontré le lundi 27 mai les protagonistes de la crise du Nord. Les discussions entre les parties prenantes doivent aboutir à la signature d’un accord intérimaire permettant la tenue de l’élection présidentielle sur toute l’étendue du territoire malien.

jpg_une-1836.jpgLundi 27 mai 2013, Tiébilé Dramé, conseiller spécial du président Dioncounda Traoré, chargé d’engager des contacts avec les groupes armés du Nord, s’est entretenu avec le médiateur de la Cédéao, Blaise Compaoré. Au sortir de cette audience, l’émissaire du président Dioncounda Traoré, selon la présidence du Faso, a confié à la presse être venu faire le point de ses divers contacts avec les acteurs de la facilitation internationale et les responsables des groupes armés maliens.

« Des contacts qui vont continuer avec le bon espoir d’avancer vers la signature d’un accord intérimaire permettant la tenue de l’élection présidentielle sur toute l’étendue du territoire malien », a-t-il affirmé aux journalistes.

M. Dramé a affirmé que les autorités maliennes envisagent la tenue du 1er tour de cette élection le 28 juillet (le gouvernement a convoqué le collège électoral pour le 28 juillet). « Il faut donc aller vite, très vite et amener les uns et les autres à se mettre d’accord, à se conformer à la résolution de la conférence des chefs d’Etat de la Cédéao, aux résolutions du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, et à la résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations unies… »

Une solution à la crise malienne « doit requérir l’adhésion de tous les groupes armés, au-delà des groupes armés, l’implication de l’ensemble des communautés du Nord du Mali et cela est extrêmement important pour créer les conditions de la stabilité et de la paix au Mali », a ajouté Tiébilé Dramé. Il a par ailleurs réaffirmé que « le président du Faso, médiateur de la Cédéao dans la crise malienne va poursuivre ses efforts inlassables entrepris depuis de longues dates et qui entrent désormais dans une nouvelle dynamique… »

C’est toujours le même schéma : on aura les consultations séparées avec les parties, ensuite il y aura des discussions avec les partenaires et finalement un dialogue direct entre les différents protagonistes.

Cette rencontre se tient au moment où le gouvernement a convoqué le collège électoral pour l’élection du président de la république pour le 28 juillet (1er tour) et le 11 août (2e tour). C’était lors du conseil des ministres extraordinaire tenu lundi 27 mai.

Invité de l’ORTM, lundi 27 mai, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, a réaffirmé la volonté du gouvernement malien de voir se déployer l’armée malienne à Kidal. Pour lui, l’administration civile et l’armée malienne seront présentes dans la Capitale de l’Adrar des Ifoghas avant la tenue du 1er tour de la présidentielle.

L’annonce de la présence de l’armée à Kidal par le ministre de l’Administration territoriale et par son collègue des Affaires étrangères Tiéman Hubert Coulibaly, a été accueillie avec un ouf de soulagement par les Maliens, qui jusque-là ne comprenaient pas la position française sur Kidal. L’arrivée hier du ministre des Affaires étrangères de la France, Laurent Fabius permettra de connaître les intentions françaises sur Kidal.

Après le Burkina, M. Dramé s’est rendu en Mauritanie qui accueille des responsables des mouvements arabes armés qui ont combattu le Mali.

Amadou Sidibé

Les Echos du 29 Mai 2013