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C’est un nouveau pas dans le dossier de l’assassinat du journaliste burkinabé Norbert Zongo.

Le Conseil d’État français a validé vendredi denier l’extradition de François Compaoré, frère cadet du président déchu Blaise Campaoré, vers le Burkina Faso, où il est mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat du journaliste d’investigation, Norbert Zongo, en 1998.

La plus haute juridiction administrative française a rejeté le recours formé par François Compaoré contre le décret d’extradition signé en mars 2020 par le Premier ministre français de l’époque, Edouard Philippe.

Journaliste d’investigation reconnu et directeur de l’hebdomadaire « L’Indépendant », Norbert Zongo, 49 ans, avait été assassiné le 13 décembre 1998, alors qu’il enquêtait sur le meurtre du chauffeur de François Compaoré. Sa mort avait provoqué une crise politique au « pays des hommes intègres ».

« Le gouvernement burkinabé se réjouit de cette victoire puisque c’est lui qui a fait la demande d’extradition. Nous avons appris qu’il y a d’autres recours en cours devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), mais nous sommes convaincus de la justesse de notre demande », a réagi auprès de l’AFP le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ousseni Tamboura,

Dans un communiqué, les avocats de François Compaoré indiquent que leur client « est prêt à faire face, dans la dignité, l’honneur et avec responsabilité, à la justice burkinabè ».

De son côté, le Conseil d’État français souligne que dans des lettres datant de 2017 et 2019, le « ministre de la justice du Burkina Faso a pris des engagements sur le lieu et les conditions de détention de M. Compaoré ».

A.TRAORÉ avec l’AFP

Source: L’ESSOR