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Le siège du bureau de coordination nationale de l’association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), sise à Korofina sud, a été saccagé et pillé par un groupe de jeunes se revendiquant comme les anti-Hamadoun, actuel secrétaire général de la coordination nationale de L’AEEM. L’incident s’est déroulé le mardi 10 avril dernier.

Mardi dernier, très tôt dans la matinée, un groupe non identifié se dirige dans certains lycées pour faire sortir les élèves dans les salles de classe. Objectif : les convaincre et implorer leur appui pour la réussite de leurs opérations qui n’étaient autres que de saccager le siège de l’AEEM et semer le trouble dans les différents lycées de la capitale. Après avoir défoncé les portes du siège, ils se seraient adonnés à des scènes de pillage. Plusieurs matériels exploitables furent ainsi emportés. Alertée, l’intervention de la police est immédiate.

Deux jeunes sont arrêtés et conduits au 6ème arrondissement. Hamadoun Traoré, pour sa part, s’est dit très déçu de ce comportement. Il a déploré toute la manipulation et les différentes incitations à la violence et la haine qui sont orchestrées dans les radios pour des fins personnelles. Plusieurs témoignages de sources concordantes ont bel et bien confirmé la tenue de propos très hostiles à l’endroit du secrétaire général de l’AEEM par le Docteur Oumar Mariko sur les antennes de la radio Kayira. Cependant, à la question de savoir s’il était l’investigateur de cet acte de vandalisme : nous ne saurons nous prononcer.

Les enquêtes en cours nous édifierons certainement. Une chose est sûre, c’est que le torchon brule entre l’ex leader et l’actuel N°1 de l’association des élèves et étudiants du Mali depuis le coup d’état du 22 mars dernier. La position prise par Hamadoun dans les évènements post-coup d’état n’a pas été du goût de son ainé syndical qui n’hésite jamais à le fustiger depuis lors. Ne pas partager la même philosophie que quelqu’un est tout à fait logique et compréhensible. Mais s’opposer aux choix de cette personne, nécessite une certaine objectivité : chose que nous ne remarquons franchement guère dans les propos du Docteur Mariko à l’endroit de son cadet.

Facultés de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie (FMPOS) :

Les nouvelles sont bonnes. L’administration a finalement trouvé une solution alternative au plus important problème auquel les étudiants étaient confrontés. Il s’agit bien entendu de l’effectif pléthorique au niveau de la 1ère année. Selon Almamy I Koita, secrétaire général du comité AEEM de ladite faculté ‘’une salle de 400 places a été trouvée à l’ENI et les cours ont repris dans de meilleures conditions pour les plus jeunes de la FMPOS’’.

Aux dires du secrétaire général, la faculté de médecine est sur le bon chemin pour récupérer sa place, celle de référence, au sein de l’université. Aussi, faudrait-il rappeler que la scission de la Faculté en deux entités différentes (faculté de médecine et faculté de pharmacie) n’est toujours pas effective. La gestion est toujours centralisée et assurée par le Doyen Anatole TOUNKARA.

Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJPB) :

L’actualité dominante chez les ‘’juristes en herbes’’ est la tenue des inscriptions au titre de l’année académique 2011-2012. Les travaux dirigés, pour les étudiants de la faculté de Droit Privé, ont démarré le lundi passé. Ceux de la faculté de Droit Public devraient leur emboiter les pas dès la semaine à venir. Par ailleurs, les étudiants de la 3ème année ont été transférés au stade du 26 mars. Non pas pour jouer au foot, bien sûr, mais plutôt pour prendre les cours. Il faut rappeler que ladite université est confrontée à un sérieux problème de salles de classe, obligeant du coup les responsables administratifs à prendre des décisions souvent très difficiles. Plusieurs étudiants se plaignent également des conditions de travail jugées très difficiles et les coupures intempestives d’électricité qui perturbent beaucoup les cours.

Ecole Nationale des Ingénieurs (ENI) :

Les cours se déroulent normalement. C’est en tout cas la quintessence du témoignage d’un jeune étudiant du nom de KOUMA Oumar. Notre interlocuteur nous a rassuré de la bonne marche des choses et qu’aucun problème majeur n’est à signaler. Il a tout de même profité de l’occasion pour lancer un appel aux autorités en charge de la tutelle. Il les implore de consulter les uns et les autres avant de prendre des décisions aussi importantes comme celles de l’année dernière. Cela permettrait, selon lui, d’éviter des années blanches unitiles et l’injustice entre les étudiants. Il faut préciser que l’école nationale des ingénieurs est une grande école qui jouit d’une autonomie de gestion, contrairement aux autres structures de l’Université. Elle est relativement stable et le plus souvent épargnée des contraintes d’ordres pléthoriques, estudiantins ou professoraux.

Institut Polytechnique Rural de Katibougou (IPR) :

Les choses vont si bien du côté de Katibougou, que les acteurs de l’institut ont décidé de ne pas se quitter ne serait ce que pour quelques jours. Les cours se déroulent normalement et la collaboration entre l’administration et les étudiants se passe à hauteur de souhait.

‘’Nous avons décidé de ne pas aller en congé de pâques, pour pouvoir rattraper le petit retard que nous avons accusé. Mais, à part cela, tout va pour le mieux. Les étudiants sont en classe et les cours se déroulent de façon normale’’, nous explique un professeur dudit institut. A noter que l’IPR est la structure universitaire du genre dont dispose le pays. Les étudiants sont formés dans les domaines porteurs pour l’avenir tels que l’agriculture et l’élevage.

Ecole Normale Supérieure (ENSUP) :

Le constat de l’effectivité des cours est presque identique dans toutes les structures universitaires du Mali. L’école normale supérieure n’en demeure pas une exception. Là-bas aussi, les activités vont bon train. Aucun incident majeur n’a été signalé à notre passage. ‘’Le programme est respecté et nous sommes dans le temps. Nous attendons maintenant la date des examens partiels avec impatience. En tout cas, à ce que je sache, tout va pour le mieux et les impressions sont bonnes dans l’ensemble’’, nous confia un étudiant. Aussi, selon un autre étudiant, la stabilité de la structure s’explique par la maturité des étudiants et la parfaite synergie d’action qui prévaut entre les différents acteurs.

Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) :

De passage dans les facultés de Sciences Economiques et de Gestion, d’Histoire et de Géographie et à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG), nous avons été très ravi de constater la bonne marche des choses. Les cours se déroulent normalement à l’IUG. Le constat est le même dans la faculté du Professeur Samba Diallo. Au niveau de la Faculté des Sciences Economiques, les cours se déroulent à hauteur de souhait ainsi que les travaux dirigés. Néanmoins, des perturbations relatives aux récentes coupures intempestives ont été signalées et décriées de part et d’autre. Si au niveau de la Faculté d’Histoire et de Géographie les examens partiels ont d’ores et déjà été effectués, les économistes en devenir s’apprêtent pour la tenue des grands devoirs qui pointe à l’horizon.

Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (U.L.S.H.B.)

Composée de la Faculté des Lettres, des Langues et des Sciences du Langage, (FLSL), la Faculté des Sciences Humaines et des Sciences de l’Education (FSHSE) et l’Institut Universitaire de Technologie (I.U.T), l’U.L.S.H.B est considérée comme la plus grande des Universités de Bamako. Au niveau de la Faculté des Lettres, des Langues et des Sciences du Langage, les examens partiels au titre de l’année académique 2011-2012 ont pu se tenir. Les nouveaux bacheliers, qui attendaient avec impatience leur rentrée, ont également retrouvé le chemin des amphis. A la Faculté des Sciences Humaines et des Sciences de l’Education, selon des sources proches de l’administration, les examens partiels sont programmés pour mi-avril. Pour plusieurs étudiants de ladite faculté, ces examens partiels sont une opportunité pour valider leur année académique et entrevoir l’avenir avec plus d’assurance. Quant à l’Institut Universitaire de Technologie, les cours vont bon train depuis 4 semaines avec une vingtaine d’étudiants, tous, motivés à être un jour des bons communicateurs. Autant dire que les prévisions d’une année académique pleine d’attentes dans la seule université pilotée par une femme, parmi les cinq qui couvrent l’étendue du territoire national du Mali, sont bonnes.

Club ‘’Lettres’’ de l’U.L.S.H.B

Mariam KAMISSOKO élue Secrétaire Général

La salle AULA MAGNA de la Faculté des Lettres, des Langues et des Sciences du Langage (FLSL) de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines (U.L.S.H.B) a servi de cadre, le samedi 14 avril 2012, pour la 3ème Assemblée Générale ordinaire du club ‘’Lettres’’ de ladite université. Cette activité avait pour objectifs le renouvellement du bureau et la présentation du bilan du bureau sortant. Etaient présents, des professeurs venus pour la circonstance, les membres de l’ancien bureau et plusieurs autres étudiants.

Cette assemblée, au cours de laquelle étaient présents les professeurs, plusieurs responsables de classe, les secrétaires généraux d’autres clubs et autres étudiants, était présidée par le Secrétaire Général sortant, M. Amadou MARIKO. Ce dernier a, dans son discours, fait un rapport détaillé de son mandat qui s’est étalé d’août 2010 à avril 2012. Après le secrétaire général sortant, plusieurs invités ont pris la parole pour féliciter et encourager le bureau sortant. Le président de la commission des élections, M. Daouda DIARRA a, avant les élections, expliqué la procédure du vote en s’appuyant sur les statuts et règlements du club. Le secrétaire général sortant étant le seul candidat au poste du Président, un poste nouvellement crée, a été élu à ce poste. Pour le poste de secrétaire général, ils étaient trois candidats à postuler. Il s’agissait de Mahamadou YANOGUE, étudiant en Maitrise, Mariam KAMISSOKO, étudiante en DEUG II et Ousmane GUINDO, étudiant en DEUG I. A l’issue d’un vote à main levée, mademoiselle Mariam KAMISSOKO a été élue secrétaire générale, avec 39 voix contre 20 pour Ousmane GUINDO et 11 pour Mahamadou YANOGUE, pour un mandat d’un an. A noter que Mariam KAMISSOKO est membre de la Presse Universitaire du Mali ‘’Le Flambeau’’. Le Directeur de la PUM s’est dit très heureux de cette nouvelle et n’a pas manqué de réitérer son engagement personnel et celui de son institution pour l’accompagnement du club ‘’Lettres’’ dans toutes ses initiatives.

Faculté des Lettres, des Langues et des Sciences du langage (FLSL)

Les trousseaux sont enfin tombés

Ignorés depuis le début de l’octroi des trousseaux au titre de l’année universitaire 2011-2012, les étudiants de l’ex FLASH (les bacheliers de 2009) ont enfin commencé, depuis ce lundi 16 avril, à toucher leurs trousseaux. Comme nous le disons, « le résultat est au bout de l’effort », ainsi cette crise à laquelle étaient confrontés certains étudiants de ladite faculté, serait l’aboutissement d’une longue lutte estudiantine. Pour certains étudiants, c’est la suite de plusieurs manifestations au niveau du CENOU, de l’ECOBANK et de l’Administration ou encore des menaces de destitution des responsables de classe. « Nous avons décidé de prendre en main notre situation actuelle en résolvant ce problème qui n’a fait que trop duré », nous a confié un étudiant en Lettres. Pour un autre étudiant, M.D : « Je ne savais pas que les étudiants qui n’avaient pas perçu leurs trousseaux étaient aussi nombreux… Je reviendrai un autre jour car je crains ne pouvoir toucher aujourd’hui à mes sous ». A ces étudiants s’ajoutent d’autres qui n’auraient jusqu’à présent pu toucher la moitié de leur bourse de l’année 2010-2011.

Le Flambeau du 18 avril 2012