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Selon le Conseil des ministres du mercredi 24 Septembre 2008, les prévisions de la Loi des Finances pour 2008 ont été faites sur la base d’hypothèses optimistes, concernant le taux de croissance économique et la maîtrise de l’inflation.

Malheureusement, ces hypothèses ont été fortement contrariées par l’évolution de la conjoncture économique et financière marquée par une hausse- record des prix mondiaux du pétrole et des produits de grande consommation comme le riz, le blé, le lait et l’huile.

Ainsi, depuis le début de l’année, le prix du baril de pétrole a augmenté d’environ 40%. Entre Juin 2007 et Juin 2008, le prix du riz sur le marché mondial a augmenté de 130, 4%. Et entre Mars 2007 et Mars 2008, l’indice des prix de l’huile a connu une augmentation de 106,5%. Il en a résulté un taux d’inflation de 6,3% au cours des quatre premiers mois de l’année, contre 1,1% pour la même période en 2007.

Cette situation a conduit le gouvernement à adopter des mesures fiscales d’exonération sur certains produits de consommation courante, et de maintien d’un seuil minimum d’imposition des produits pétroliers. Ces mesures se sont traduites par une incidence budgétaire de l’ordre de 62 milliards de FCFA.

La prise en compte de ces nouvelles circonstances, dans le Budget 2008, nécessite l’adoption d’une Loi des Finances rectificative. C’est dans ce cadre que des modifications ont été apportées à la Loi des Finances initiale.

Ainsi, le niveau des recettes, qui était de 982,428 milliards de FCFA, est ramené à 936,208 milliards de FCFA ; soit une diminution de 2,7%. Les dépenses prévues pour 1072, 612 milliards de FCFA sont réduites à 1055, 680 milliards de FCFA ; soit une diminution de 1,58%.

Dans la Loi des Finances initiale, le déficit budgétaire s’établit ainsi à 119, 472 milliards de FCFA, contre 110, 019 milliards de FCFA


Moussa TOURE

26 Septembre 2008