Partager

Comme il est de coutume en cette période de l’année, l’atelier budget programme du ministère de l’Artisanat et du Tourisme s’est tenu hier dans la salle de conférence dudit département.

Destiné à faire l’évalutation de l’exécution du budget-programme de l’exercice 2005 et déterminer les activités pertinentes à réaliser au cours des trois prochaines années, l’ouverture de cette réunion regroupant cadres du département, des services, projets et programmes rattachés et de la direction nationale du budget, était présidée par le secrétaire général du ministère, Almamy Ibrahima Koureïchi.

Selon celui-ci, l’élaboration du budget-programme occupe une place particulière dans les activités d’un département. « C’est le moment privilégié pour nous engager, tous ensemble, sur le programme à exécuter conformément aux orientations des plus hautes autorités de l’Etat et aux objectifs retenus dans le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté« . Par conséquent, insiste t-il,  » il apparaît indispensable de bien évaluer l’exercice écoulé afin d’effectuer les ajustements nécessaires pour satisfaire, en totalité, autant que possible, les attentes des secteurs de l’artisanat et du tourisme « .

L’évaluation de l’exécution du budget-programme 2005 fait ressortir des avancées notoires. On note avec satisfaction la restructuration du Centre national de la promotion de l’artisanat qui doit permettre une plus grande proximité de l’encadrement administratif, la disponibilité d’un schéma directeur de développement de l’artisanat donne grand espoir de plein épanouissement de cette activité pour lui faire jouer tout son rôle dans l’essor économique du pays. Il en est de même pour le tourisme, qui d’année en année, renforce sa contribution à l’économie nationale.
Faire accroître le paiement de la taxe touristique
Ce sont ces performances réalisées par l’artisanat et le tourisme qui ont conduit au changement de perception de certains partenaires, notamment la Banque Mondiale et la CNUCED, qui ont fini par les considérer comme sources de croissance. Un contexte, aux dires du secrétaire général, « oblige à persévérer dans l’effort pour ne pas compromettre l’espérance des populations et émousser l’enthousiasme des partenaires. Des lors, le budget-programme de 2007 doit amorcer la rupture avec nos anciens tâtonnements pour être porteur de plus d’ambition afin de contribuer davantage à la réduction de la pauvreté par la création de plus d’emplois et de richesses au bénéfice des populations. J’ai la ferme conviction que l’élan qui nous porte nous permettra d’atteindre les objectifs fixés. dans cette perspective, nous oeuvrerons à dégager les moyens nécessaires, autant que possible, afin qu’il fasse bon vivre dans notre pays et arrêter sinon réduire le cauchemar de l’émigration qui entrave son développement« .

D’un montant prévisionnel de 2 274 891 000 FCFA, le budget 2007, en plus du fonctionnement de l’administration générale, doit permettre la promotion des deux secteurs-clés du département. Au niveau de l’artisanat, l’année 2007 s’annonce très chargée avec l’élaboration du schéma-directeur de développement du secteur, la formation des artisans, apprentis et élus des chambres de métiers dont la mise en place va se poursuivre de même que les chambres régionales des artisans. Le recensement des artisans, l’organisation des foires, salons et festivals va se poursuivre.

Au cours de l’année 2007, le tourisme, dont la promotion découle des attributions de l’OMATHO, sera axé sur l’amélioration de la qualité des services et des prestations touristiques. En plus des activités traditionnelles de promotion du secteur, une attention particulière sera accordée au paiement de la taxe touristique dont le montant en 2005 avoisinait les 630 millions de FCFA.

Youssouf CAMARA

7 juillet 2006