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C’est le 9 août prochain que s’achève le mandat constitutionnel des députés. Toutefois, en raison du coup d’Etat militaire survenu le 22 mars et l’occupation des régions du Nord par les groupes islamistes d’Ançar Eddine, d’Aqmi et du MNLA, la communauté internationale, notamment la Cédéao et l’ex-Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’autorité de l’Etat (CNRDRE) sont convenus de la prorogation du mandat des députés pour permettre le vote de certaines lois nécessaires à l’accomplissement du processus de la transition enclenché le 22 mai.

Après le vote de certaines lois dont l’indemnisation des victimes des événements liés au coup d’Etat, la création d’un Comité militaire en remplacement du CNRDRE, la loi d’amnistie, les défis qui se dressent aux députés sont, entre autres, le vote de la loi de programmation militaire, le projet de budget de 2013 et bien sûr la résolution de l’équation que pose la présidence de l’Assemblée nationale.

Après l’émission d’un avis de la Cour constitutionnelle qui laisse apparaître d’un côté qu’il n’y avait pas de vacance de poste à la présidence de l’Assemblée nationale, et de l’autre côté laisse le choix aux députés de choisir un président (la Cour a précisé que l’Assemblée n’était pas tenue par son avis), les députés avaient jugé opportun de remettre l’élection du président à plus tard.

Cette question de présidence devra être résolue au plus vite afin que l’Assemblée joue pleinement sa partition dans le processus de transition. Les députés qui sont présentement en intercession en attendant la rentrée prochaine d’après le 9 août sauront-ils mettre ce temps à profit pour accorder leurs violons ?

Denis Koné

25 Juillet 2012