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Le gouvernement, réuni en conseil des ministres le mercredi 19 septembre 2007 à Koulouba sous la présidence du Chef de l’Etat, M. Amadou Toumani Touré, a adopté le projet de loi de finances 2008.
Au titre de l’exercice budgétaire 2008, les recettes de l’Etat malien ont été arrêtées à 962 428 000 000 F CFA et les dépenses à 1 085 774 000 000 F CFA, soit un déficit de 123 346 000 000 F CFA.

Par rapport au budget 2007, celui de 2008 est en progression de 8,71% en ce qui concerne les recettes, de 9,20% de progression par rapport aux dépenses. Comment les recettes prévues en 2008 ont été affectées dans les différents secteurs ?

LES FONDEMENTS DU BUDGET 2008

La politique budgétaire de l’Etat malien pour l’exercice 2008 se fonde sur un objectif de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) de 4,7% contre 4,3% en 2007.

Cette politique met l’accent sur la mobilisation des ressources intérieures et extérieures. C’est ainsi qu’en termes de recouvrement, le budget d’Etat 2008 est arrêté à la somme de 962 milliards 428 millions de F CFA contre 885 milliards 320 millions de F CFA en 2007, soit une augmentation de 8,71%.

Au titre des dépenses, le projet de budget 2008 est arrêté à 1 085 milliards 774 millions de F CFA contre 994 milliards 311 millions de F CFA en 2007, soit une progression des dépenses de 9,20%.

L’accroissement des dépenses est imputable entre autres à la prise en charge de l’incidence de l’augmentation générale des salaires de 5% à compter du 1er janvier 2008, à des avancements statutaires des fonctionnaires, aux allocations substantielles en faveur des secteurs prioritaires dans le cadre de la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement, précise le communiqué du conseil des ministres du mercredi 19 septembre.

REPARTITION PAR SECTEUR

Le projet de loi finances détermine la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’Etat d’une année à une autre. Au regard de la répartition des dépenses entre les différents secteurs, le gouvernement a accordé la priorité aux secteurs de l’éducation et de la santé.

Ainsi, la part du secteur de l’éducation au budget 2008 passe de 172 milliards 980 millions de F CFA à 185 milliards 971 millions de F CFA, soit une augmentation de 7,5%. Le budget du secteur de la santé, qui était de 69 milliards 563 millions de F CFA en 2007, passe à 77 milliards 948 millions de F CFA en 2008, soit un taux de progression de 12,05%.

UN DEFICIT DE 123 MILLIARDS 346 MILLIONS

La loi de finances 2008 dégage un déficit prévisionnel de 123 milliards 346 millions de F CFA contre 93 milliards 539 millions en 2007.

Ce déficit, le gouvernement compte le financer par la mobilisation des ressources provenant des aides budgétaires extérieures et par la mobilisation de l’épargne intérieure.

Tous les acteurs impliqués dans l’exécution correcte de ce budget vont-ils respecter scrupuleusement les principes de bonne gestion des finances publiques prônés par le président de la République en vue d’atteindre les objectifs de croissance et de réduction de la pauvreté ?

Daba Balla KEITA

21 septembre 2007.