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Sous la conduite du président Ibrahim Boubacar Keïta, le gouvernement s’est réuni en conseil des ministres, le 4 octobre, pour examiner le projet de loi des finances 2014.

jpg_une-2214.jpgLa rentrée parlementaire attendue pour ce 7 octobre 2013 pour sa session budgétaire n’aura plus lieu. Du coup, l’examen du budget 2014 par l’Assemblée nationale est écarté. Le gouvernement a choisi de délibérer par ordonnance, comme l’y autorise l’article 74 de la Constitution jusqu’à «l’installation de la nouvelle Assemblée nationale», selon un communiqué.

Censé être adopté par les députés au plus tard le 31 décembre prochain, la convocation du collège électoral pour les législatives des 24 novembre et 15 décembre, met les élus de la nation en vacance. Mieux, la nouvelle législature n’entrera en fonction qu’à partir de janvier-février 2014.

Instrument de réalisation des objectifs de la politique économique, sociale et culturelle du pays, la loi de Finances communément appelée budget d’Etat détermine les ressources et les charges de l’Etat au cours d’une année.

Ledit projet de budget se chiffre en recettes à 1.518.116.000.000 F Cfa, contre 1.433.515.000.000 pour le budget 2013. Les dépenses prévues s’élèvent à 1.559.440.000.000 F (elles étaient de 1.465.075.000.000 F en 2013).

Ces chiffres laissent apparaître un déficit prévisionnel de
41.324.000.000 F Cfa contre 31.560.000.000 de F en 2013. Si le déficit budgétaire de 2014 est en augmentation de 9.764.000.000 F par rapport à celui de 2013, il faut signaler qu’on est loin des cents milliards de déficit atteint par le Mali depuis 2008.

Au Mali, ces déficits sont essentiellement financés par des aides budgétaires extérieures.

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE – Le 7 Octobre 2013