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Le budget d’Etat 2008, qui s’élève au titre des prévisions à 962,428 milliards de F CFA contre 879,648 F CFA en 2007, a été voté tard dans la nuit de mercredi à jeudi 13 décembre 2007.

Ce budget, qui a valeur de loi des finances au titre de l’année nouvelle, a été adopté par la majorité des députés présents, soit 119 voix pour et 22 contre.

Les 22 députés de l’opposition parlementaire représentée par le RPM, le Parena et Sadi ont voté contre. Après un débat houleux et l’épreuve des questions orales au ministre des Finances, Abou-Bakar Traoré, l’opposition a jugé le projet de budget 2008 « non fidèle et non transparent ».

L’honorable Konimba Sidibé du Parena, élu à Dioila, a estimé que les rubriques des poches de dépenses ne sont pas bien détaillées.
Le ministre soutenait qu’il s’agit d’une simple prévision et non une dépense.

Le député Oumar Mariko de Sadi, élu à Kolondiéba, a pour sa part trouvé surévalué les 300 millions de F CFA prévus au titre des frais de facture téléphonique du président de la République. Ce montant, selon lui, serait utilisé à d’autres fins.

Décidément fervent défenseur des causes d’ATT, Abou-Bakar Traoré a balayé d’un revers de la main les critiques de Mariko. D’ailleurs le ministre désormais encenseur du régime en place devant l’Eternel trouve que les 300 millions de F CFA sont même dérisoires pour qu’on puisse faire un tel jugement.

L’opposition a beau jouer son rôle en votant non, le budget 2008 est finalement passé comme lettre à la poste.

A. D.

14 Décembre 2007.