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II y aura d’abord la mise en oeuvre de l’appui budgé­taire qui se caractérise par l’application des procédures budgétaires aux financements d’origines extérieures en accord avec les partenaires au développement concernés.

Ensuite l’adoption en 2006 de l’étude sur le renfor­cement de la déconcentration des allocations budgétaires visant une bonne répartition des crédits budgétaires avec une plus grande responsabili­sation des autorités déconcen­trées dans la gestion des finances publiques. L’exercice budgétaire 2007 constitue la 1ère année de mise en oeuvre de cette reforme.

Après, la poursuite des efforts dans le domaine de l’informatique pour améliorer la fiabilité du système budgé­taire et enfin la réorganisation de la Direction Générale du Budget pour s’adapter au nou­veau contexte de la gestion sur les résultats.

Autant d’enjeux qui néces­sitent le développement de cadre d’échanges et de concer­tations en vue d’identifier les problèmes et prendre des mesures correctives qui s’im­posent pour une meilleure exécution de la loi de finances 2007.

C’est pour cette raison que la Direction Générale du Budget a convoqué depuis hier sa réunion de Direction des services du Budget et des Ordonnateurs secondaires délégués.

Les travaux qui se tiennent à la dette publique et qui regroupent l’ensemble des acteurs de l’exécution de la dépense au Mali visent comme objectifs de partager avec les Directeurs Régionaux du Budget (DRB) et les Directeurs Administratifs et Financiers (DAF) les contraintes liées à l’exécution du Budget 2006 et les pers­pectives pour la bonne exécu­tion du Budget 2007.

A l’issu de ces travaux de 3 jours (les 19,20 et 21 février 2007), les participants espè­rent recenser les difficultés rencontrées dans l’exécution du budget 2006 ; définir les mesures pour la bonne exécu­tion de la Loi de finances 2007 et arrêter les Directives pour le suivi de l’exécution du Budget (Budget programmes et Budget comptable).

Lors de la cérémonie d’ou­verture, le Directeur Général du Budget, Abdoulaye Traoré a déclaré que le cycle de la ges­tion des Finances publiques se caractérise par sa complexité découlant de la multiplicité des acteurs du processus.

Selon lui, cette complexité du système, justifie non seule­ment l’existence d’un cadre institutionnel cohérent et opé­rationnel mais aussi la Communication et la concer­tation à toutes les étapes du cycle budgétaire : préparation du projet de Loi de Finances ; Exécution de la Loi de finances ; Règlement de la loi de Finances.

La présente réunion, dira-t-il, « nous offre l’opportunité de nous plancher sur le chro­nogramme des activités rete­nues dans notre budget Programmes 2007 et d’identi­fier au plan macro budgétaire les faiblesses du cycle de l’exé­cution du Budget 2006 et pro­poser des mesures pour diligenter l’exécution pour quali­tative de la loi de Finances 2007 ».

Comme principale faibles­se, Abdoulaye Touré, a évoqué le dysfonctionnement dans le suivi d’évaluation tant sur le plan financier que physique.

Une faiblesse qui ressort d’ailleurs dans les conclusions de l’évaluation du PEFA qui est au plan international le cadre de mesure de la perfor­mance de la gestion des Finances publiques.

Selon le Directeur Général du Budget, il convient d’ap­porter le plus rapidement une solution à ce dysfonctionne­ment en renforçant cette fonc­tion suivi évaluation dans notre système ; compte tenu des dimensions que le Budget de l’État prend de plus en plus. Aujourd’hui, révéla le Directeur Général du Budget, on dénombre plus de 120 ordonnateurs contre 55 il y a dix ans. Aussi les inscriptions budgétaires sont passées de 400.327 milliards de Fcfa en 1997 à 976.602 milliards en 2007. En même temps les comptes budgétaires sont pas­sés de 3594 codes à 7014 codes en 2007.

Selon Abdoulaye Touré, cette évolution ne s’accommo­de plus avec un traitement classique entre Ordonnateur, contrôleur, payeur et comp­table. Il faut l’automatisation et c’est la seule solution pérenne pour fiabiliser le système d’information, dira-t-il.

Cette automatisation de la chaîne de la dépense sera au coeur des préoccupations de la Direction Générale du Budget en 2007 et en même temps nous insisterons beau­coup lors de nos travaux sur la systématisation des comptes administratifs infra annuels, conclut-il enfin.

Pour le Ministre de l’Éco­nomie et des Finances, une réunion de Direction Élargie des Services de la Direction Générale du Budget impli­quant tous les acteurs de l’exé­cution de la dépense, en ce début d’exercice budgétaire, est une aubaine, tant le besoin se fait sentir en ce moment précis de mettre en place des mesures pour une meilleure exécution des autorisations contenues dans la loi de Finances 2007.

La Loi de Finances 2007, a-t-il indiqué, a prévu les res­sources pour un montant total de 885.320 milliards de francs Cfa interne de recouvrement et ces dépenses à 976.602 mil­liards soit en déficit de francs Cfa 91,282 milliards.

Plus de 60% desdits dépenses sont destinées aux secteurs prioritaires notam­ment les secteurs sociaux et les infrastructures. Vu l’im­portance de ces secteurs et surtout leur sensibilité, le Ministre de l’Économie à exhorter les services de la Direction Générale du Budget à redoubler de diligence dans l’exécution correcte des dépenses, condition indispen­sable à l’amélioration des indicateurs relatifs à la pau­vreté.

Selon le Ministre, une bonne dépense est une dépen­se opportune autrement dit exécutée à temps. Ceci, dira-t-il, implique un suivi plus rap­proché et régulier de l’exécu­tion budgétaire afin d’éviter les risques d’annulation ou de consommation inopportune des crédits en fin d’année.

A ce titre, il leur a fait savoir qui il met un accent particulier sur les dépenses du personnel, certaines dépenses de fonctionnement comme le paiement à bonne date des factures d’eau, d’électricité et de téléphone et les dépenses d’investissement qui demeu­rent des sources importantes de croissance.

Les défis sont nombreux, conclut-il.

Birama Fall

20 fev 2007