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Après avoir expliqué les dotations de la Présidence de la République, de la Primature et de l’Assemblée, nous levons un coin de voile sur le budget des autres institutions.

D’abord la Cour constitutionnelle, chargée de garantir la conformité des textes avec la Constitution et de veiller à la régularité du scrutin législatif et des opérations référendum.
Le budget 2006 de la Cour Constitutionnelle est arrêté à 1,558 milliard de FCFA contre 923, 670 millions de nos francs soit une augmentation de 635,199 millions.

Cette augmentation sensible s’explique par la prise en charge en 2006 de salaires et accessoires de salaires des cadres et agents de l’institution ; l’augmentation des indemnités de déplacement en raison des préparatifs des élections générales de 2007 ; des frais Internet, des dépenses en investissement liées à l’achèvement des travaux de construction et d’équipement du nouveau siège.

Concernant le Haut Conseil des Collectivités, il a pour mission d’étudier et de donner un avis motivé sur toute politique de développement.
Son budget est passé de 908,4 millions en 2005 à 1,229 milliards de FCFA en 2006, soit une augmentation de 361,436 millions.

Cette légère majoration s’explique par l’acquisition de matériel technique, les dépenses en investissement et en formation, la prise en charge des indemnités des conseillers nationaux et les salaires des fonctionnaires et contractuels de l’institution.

Le Conseil Economique, social et culturel, (le parent pauvre des institutions de la République) est chargé de faciliter une meilleure prise en compte des besoins et des attentes de la société civile, lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques.

Le budget de cette institution passe de 697,091 millions en 2005 à 737,781 en 2006, soit une faible augmentation de 40,690 millions de nos francs.
Les salaires des cadres et agents de l’institution et la prise en charge des frais d’études de projets et de recherches sur l’élaboration de recueils relatifs au domaine minier et environnemental justifient la timide majoration.

Quant au Bureau du Vérificateur Général, il est l’autorité indépendante, chargé de contrôler tous les services publics et privés.
Son budget se chiffre à 2,517 milliards de FCFA contre 2,434 milliards l’année dernière, soit une augmentation de 83,351 millions de FCFA. Cette hausse se justifie par la continuation de l’installation des structures du Bureau du Vérificateur Général, l’accroissement des missions de vérification et de contrôle, l’organisation de stages, ateliers en rapport avec les intervenants dans le domaine de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, la formation du personnel du bureau, la nécessité d’une campagne d’information et de sensibilisation sur les missions du Vérificateur Général.

Chahana TAKIOU

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
Pourquoi le budget a augmenté de + 7,183 milliards de Fcfa

Dans le budget 2006, la Présidence de la République a vu sa part majorée de plus de 7 milliards de nos francs. Cette augmentation se justifie particulièrement par la dotation de deux nouvelles structures que sont le Commissariat à la Sécurité Alimentaire (2,177 milliards) et le Secrétariat Exécutif du Haut Conseil de Lutte contre le SIDA (5,210 milliards) de nos francs.

Dans notre édition N° 1371 du vendredi 16 décembre, nous annoncions une augmentation du budget de la Présidence de la République de 7, 183 milliards, le portant ainsi de 10, 905 milliards en 2005 à 18, 089 milliards en 2006.

De l’avis N° 05-03/ de la Commission des Lois Constitutionnelles, de la Législation, de la Justice et des Institutions de la République, qui nous a servi de document de référence, il ressort que cette augmentation est justifiée par les charges nouvelles que sont la participation de la présidence au fonctionnement de certains services rattachés à savoir le Haut Conseil National de Lutte Contre le SIDA (HCNLS) et le Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) ; la réhabilitation et l’extension des infrastructures de stockage du Programme Alimentaire Mondial (PAM) ; l’achat des véhicules et autres équipements, la prise en charge de certaines dépenses de sécurité ; de l’Etat Major particulier de la présidence ; la prise en charge des frais d’eau, d’électricité, de communication, de carburants et lubrifiants ; l’entretien du matériel informatique ; la prise en charge de certains travaux spécifiques ; l’équipement des nouveaux locaux du Secrétariat Général de la Présidence, la modernisation des services de la présidence; l’appui aux initiatives d’intégration sous-régionale et autres.

D’autres documents que nous avons reçus de la Présidence de la République elle-même font ressortir les mêmes chiffres avec des détails bien précis. En effet, à la lecture de ces documents, on constate d’abord que le budget de la Présidence n’a pas varié depuis sous l’ancien président Konaré.

Il tourne toujours autour des 10 milliards de FCFA. La hausse de +7,183 milliards de nos francs s’explique par la création de deux importantes structures rattachées à la Présidence de la République. Il s’agit du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (2,177milliards) et du Secrétariat Exécutif du Haut Conseil National de Lutte Contre le SIDA (5,210milliards). Ce qui fait un total de 7,387 milliards. Ce montant à lui seul dépasse l’augmentation du budget de la Présidence.

Dirigé par Mme Lansry Nana Yaya Haidara, le Commissariat à la Sécurité Alimentaire travaille sur plusieurs programmes : le Programme Alimentaire Mondial (Appui APROFA) la Réhabilitation et l’extension des infrastructures du stockage du PAM, le Programme Sécurité Alimentaire et Revenus Zone Kidal (Projet de sécurité alimentaire et des revenus de la région de Kidal) le Programme de restructuration du marché céréalier, le Programme Investissement/Développement Région du Mali.

Piloté par Malick Sène, le Secrétariat Exécutif du Haut Conseil National de Lutte Contre le SIDA exécute un vaste programme d’information, de sensibilisation et d’éducation.

En clair, sur les 18 milliards de nos francs affectés à la Présidence de la République, 7, 387 sont orientés vers la Sécurité Alimentaire et le SIDA, dix milliards sont destinés aux services classiques et rattachés à la même Présidence de la République.

Au nombre de ceux-ci, on peut citer, entre autres, la Direction Générale de la Sécurité d’Etat, la Grande Chancellerie des Ordres Nationaux, l’Académie Africaine des Langues, la Commission Nationale des Cultures Africaines et de la Francophonie, la Commission Nationale de Lutte Contre la Prolifération des Armes Légères, la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration.

Chahana TAKIOU

19 décembre 2005.