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Hippodrome : Un jeune brûlé vif pour avoir volé deux sacs de charbon

Dans la nuit du 29 janvier, un jeune Bobo, dont le nom reste inconnu, est mort brûlé vif par ceux qu’il tentait de détrousser. À Djélibougou. Il aura perdu sa vie à cause de deux sacs de charbon.

Le 29 janvier 2012 aux environs du 5 heures du matin, selon nos informations, un jeune Bobo entre dans la famille Konaré pour dérober deux sacs de charbon à une vendeuse dont on tait le nom. Après avoir transporté un premier sac dans un endroit sûr, sans que personne ne le voie, il retourna pour voler un deuxième sac.

Malheur ! C’est en ce moment qu’il fut aperçu par un membre de la famille Konaré ; celui-ci cria au voleur ! Il n’a pas fallu longtemps pour qu’on mette la main sur ce jeune Bobo.

Il sera ligoté par les membres de la famille Konaré avant d’être roué de coups, pour lui tirer le ver du nez. Il avouera par las suite qu’ils étaient au nombre de quatre personnes et que lui-même n’était pas un voleur de charbon, mais de motos. Hélas, cet aveu n’aura point épargné la vie du jeune voleur. Lequel a été battu à mort.

Au bord du trépas, ce jeune Bobo a été incapable de prononcer son nom. Tout ce qu’il a pu dire, c’est qu’il habitait Boulkassoumbougou et était un natif de Tominian. C’est après qu’il a subi la sentence de l’article «320». Son crâne sera d’abord fracassé contre les parois d’un fossé non loin du lieu de vol, avant d’être brûlé vif.

Et bien avant l’arrivée sur les lieux des éléments du commissariat du12 arrondissement. Sa dépouille calcinée, du moins ce qui en restait, a ensuite été transportée par les agents de la Voirie.

Fatoumata Traoré

Nouvelle Libération du 22 février 2012