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Pour ceux qui l’auront constaté, le secrétaire général de la présidence de la République qui habite à Korofina a changé de logement. Il a élu domicile ces derniers temps dans un bâtiment sur la route de Koulouba non loin de la Faculté des sciences juridiques et économiques (FSJE).
La raison de ce déménagement est que sa maison est en reconstruction.

L’ancienne bâtisse du Ségal était conçue pour une famille nucléaire. Maintenant qu’il a senti le besoin de l’agrandir, des travaux de grande envergure ont été entrepris sur le site. De sources dignes de foi, la rénovation du bâtiment à Korofina du secrétaire général de la présidence de la République a coûté pour un départ 90 millions de F CFA.

Cependant, le propriétaire aurait estimé qu’il n’est pas satisfait de la qualité des travaux. Il a demandé la reprise quitte à lui-même de payer le complément. De toutes les façons, le Ségal de la présidence n’a pas encore regagné Korofina. Il est toujours dans un bâtiment sur la route de Koulouba en attendant la finition des travaux de son bâtiment new-look.

PDES : des ministres refusent d’adhérer

Porté sur les fonts baptismaux le 17 juillet 2010 par les ATT boys, le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) comporte plus de 100 membres dans son bureau. Il compte dans ses rangs des ministres de la République. Les « amis » du président de la République ont démarché des ministres pour les accompagner dans leur aventure politique. Mais certains parmi les personnes démarchées ont poliment mais fermement opposé une fin de non recevoir à la requête d’adhésion des « amis » du président de la République.

Considéré à tort ou à raison comme « le Parti de la destruction économique et sociale », le PDES n’a pas pu rallier à sa cause des ministres du gouvernement. A ce niveau, la tâche n’a pas été facile pour lui. Gageons que ceux qui ont décliné la proposition d’adhésion ne s’attirent pas la colère de Koulouba.

Dnasses : des postes vacants

A la direction nationale de l’action sociale et de l’économie solidaire (Dnasses), des postes de responsabilité sont présentement inoccupés. Il s’agit en l’occurrence des postes de chef de division et de service. Suite à la nomination de ceux-là qui les occupaient, des postes sont restés vacants à la Dnasses. Si les ressources humaines au sein de cette direction ne font pas défaut, il y a véritablement un problème de cadres compétents pour les diriger.

C’est la raison pour laquelle, le directeur national de la Dnasses ne se serait pas précipité pour procéder à des nominations. Il serait perplexe car ne sachant pas qui prendre. Cette situation démontre à bien d’égard que le problème de cadres valables se fait sentir avec acuité.

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Il n’y’aura aucun retraité militaire cette année :De quoi ATT a-t-il peur ?

Pour célébrer le cinquantenaire de notre indépendance, le bien aimé général-président joue la fraternité d’armes en choyant l’état-major et la troupe. En effet, mardi dernier par une demande suscitée, le chef d’état-major des armées a supplié le général-président de bien vouloir prolonger d’un an le contrat de tous les militaires tous grades confondus devant faire valoir leur droit à la retraite en fin 2010. Requête que le bien aimé général-président s’est empressé de satisfaire.

Il convient de signaler qu’un aucun autre corps, à aucun moment de notre Histoire récente, n’a bénéficié de cette faveur collective exception faite en 1973 ou 1974 du rappel en activité d’enseignants de formation et cela sur la base du volontariat sous le régime du Comité militaire de libération nationale (CMLN).

Ainsi le général-président crée lui-même une situation potentiellement dangereuse non seulement pour lui mais également pour son successeur qui aura la gestion de cet impair.

Aussi, nous nous interrogeons sur la portée symbolique de cette décision hasardeuse et inéquitable. Le chef suprême des armées a-t-il mesuré l’impact financier et social de sa décision ainsi que la réaction des partenaires au développement ? Saura-t-il refuser cette même faveur aux partants à la retraite de 2011 ? Nous doutons fort qu’il ait mesuré le risque de « coupure » entre civils et militaires d’une part et entre paramilitaires et militaires et lui-même d’autre part.

Mais en fait de quoi le général a-t-il peur ? De ne pas sentir toute l’armée autour de lui lorsque par digression l’Assemblée nationale fera sauter la limitation du mandat présidentiel ? Rien n’est à exclure dans ce pays engagé dans des calculs de diable.

10 Août 2010.