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Le président de la République, qui était au festival d’Essakane le 8 janvier 2010, a fait escale à Tombouctou où il a visité une école (groupe scolaire) qui serait plus vieille que la République du Mali. ATT qui dit avoir mené une partie de son cursus dans cet établissement, estime qu’il ne peut pas comprendre que celui-ci ne dispose pas encore de l’eau potable. Il a ordonné que les murs et les rues adjacentes au complexe soient repris.

Personne n’est contre le fait qu’ATT construise des écoles ou apporte de l’eau potable à un complexe scolaire. Cependant, il doit comprendre qu’il y a des dizaines d’écoles qui ne sont pas clôturées et qui ne disposent pas d’eau potable pour les enfants. Ce n’est pas parce qu’il a étudié dans telle ou telle contrée qu’il doit faire ses choix. C’est le même pays et presque les mêmes réalités socio-économiques. Du reste, qu’ont-elles fait les autres localités qui ne bénéficient pas d’un tel égard ?

ATT ne doit pas tout ramener à sa seule personne. Certes, il est le président, mais ce n’est pas lui qui finance une école ou l’eau potable pour les populations. C’est l’argent du contribuable qui est utilisé en l’occurrence. C’est de la manipulation pure et simple de dire ou de faire croire que le président de la République a offert de l’eau, du logement, des salles de classes. Malheureusement, c’est à cela qu’on assiste au Mali.

Départ de Mamadou Issa Tapo : Sikasso s’impatiente
La Capitale du Kénédougou ne veut plus du chef de l’exécutif régional actuel. Mamadou Issa Tapo puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait savoir qu’il fera valoir ses droits à la retraite le 31 décembre 2010. Une fois à la retraite dit-il, « j’irai me reposer dans mon Mopti natal ». Cette sentence de Tapo intervient à un moment où les Sikassois sont pressés du départ de l’homme pour la simple raison qu’il leur en a fait voir de toutes les couleurs pendant son séjour. Jamais gouverneur de région de Sikasso ne s’était aussi mal comporté avec les populations du Kénédougou.

Elles reprochent à Tapo son manque de courtoisie. Aujourd’hui, la population est pressée de voir le gouverneur « non grata » partir. M. Tapo, faut-il le rappeler, a fait gazer des femmes sans défense qui réclamaient leur dû lors de la Biennale artistique et culturelle. Ce qui a davantage contribué à élargir le fossé entre lui et les notabilités de la ville.

Le célèbre gouverneur ne s’entend pas non plus avec le maire, Mamadou Tangara sur la gestion des 7 millions de F CFA destinés à l’assainissement de la ville. Il dit avoir remis un chèque à la sous-commission assainissement, mais le maire affirme n’avoir reçu que 600 000 F CFA.
La date du 31 décembre 2010 étant expirée, Sikasso ne rêve que de l’arrivée d’un nouveau chef exécutif régional.

Axe Bamako-Guinée : des bandits dépouillent des passagers
La semaine dernière, un groupe de passagers à bord d’un taxi-brousse qui a quitté Bamako pour la Guinée-Conakry n’a pas échappé à la horde des bandits armés. L’attaque est survenue après que les passagers eurent franchi la frontière guinéenne. Ils ont été soulagés de tous leurs biens après avoir été mis à plat ventre par des individus sans foi ni loi.
Une victime de l’attaque rapporte qu’elle a été dépouillée de 200 000 F CFA.

11 Janvier 2011.