Partager

L’ancien président du Mali, en exil à Dakar (Sénégal), est finalement arrivé en France pour des raisons non encore dévoilées. C’est le 19 avril 2012 que le président déchu ATT, tombé le 22 mars, avait pu quitter Bamako, accompagné de membres de sa famille sur la base d’un accord entre le CNRDRE et la Cédéao.

Deux semaines après son arrivée dans le pays de la Teranga, des informations faisaient état de son départ de ce pays après des protestations pour se réfugier au Bénin. Il n’en était rien. ATT était toujours à Dakar. C’est la semaine dernière qu’il a quitté le Sénégal pour Paris. On ignore les raisons de sa présence en France. Peut-être y est-il pour des soins ou une visite privée ? Toujours est-il que son sort de plus en plus n’intéresse plus grand monde au Mali qu’il a secoué de toutes parts.

Armée : les salaires payés depuis le 17 mai

En cette période de vaches maigres où tout tourne au ralenti, les Forces armées et de sécurité du Mali peuvent s’estimer heureuses avec la disponibilité de leurs salaires depuis le 17 mai dernier.

Pour nombre des porteurs d’uniforme, c’est l’une des rares fois que leur paie est faite à partir du 17 du mois en cours sinon pas avant. De plus, elles reconnaissent que suite au coup de force intervenu dans la nuit du 21 au 22 mars 2012 aux dépens du régime d’ATT, leurs conditions de traitement ont connu des améliorations certaines. Les porteurs d’uniforme ont derrière eux le mois de mai et pensent déjà à celui de juin.

Commune IV et rive droite : des coups de feu entendus

Après les émeutes successives dans la capitale, Bamako n’est toujours pas la sécurité sociale. Dans la nuit de vendredi à samedi, des coups de feu ont retenti dans certains quartiers de la Commune IV et de la rive gauche. L’on ignore jusque-là les motivations et les auteurs de ces tirs, mais une chose est sûre : ils ont gratuitement perturbé le sommeil ou la causerie de paisibles citoyens.

Camp des parachutistes : des familles présentes

Les affrontements entre les bérets rouges et les bérets verts les 30 avril et 1er mai 2012 ont été à l’origine du déplacement de beaucoup de familles se trouvant dans le camp. Cependant, toutes ne sont pas parties. Certaines y sont encore présentes et mènent tranquillement leur vie, même après l’annonce de la disparition annoncée de ce corps de l’armée par le patron de l’ex-junte.

Les Échos du 29 Mai 2012