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Pour les élections communales du 26 avril 2009, les candidatures indépendantes de Kaoural et de Moussa Mara ont été invalidées par le Tribunal de la Commune IV. Leur validation pouvait être dérangeante pour le maire sortant, Issa Guindo. Leur rejet par le tribunal fait suite à une plainte du RPM.

Selon un avocat proche du dossier, cette invalidation n’est pas fondée, d’autant plus que, dit-il, pour les élections communales, les recours contre les candidatures doivent intervenir au plus tard 48 h après la date limite de dépôt (14 mars 2009). Aux termes de cette loi, les recours devaient être introduits au plus tard le 16 mars. Ce qui revient à dire qu’à partir de minuit de cette même date, les recours devaient être déclarés irrecevables.

Or, c’est le 17 mars que le RPM a saisi le juge. Malgré les dispositions de la loi électorale, qui fixe le délai de recours au plus tard 48 h après les dépôts, le président du Tribunal de la Commune IV a reçu le recours du RPM le 17 mars 2009 et a invalidé malgré tout les candidatures de Kaoural et de Moussa Mara. Vendredi dernier, les avocats de ceux-ci ont relevé appel de cette décision.


Mairie de la Commune II : des cartes d’électeurs volatilisées

A l’approche des élections communales, tous les moyens sont bons pour certains maires ou certaines formations politiques pour ratisser large. Participe de cette stratégie, le bourrage des urnes et le vol des cartes d’électeurs. A peine leur distribution commencée, déjà la Commune II se signale par le vol des cartes électorales. Selon certaines informations en provenance de la mairie de cette commune, de nombreuses cartes d’électeurs ont disparu samedi dernier.

Le constat de l’absence de beaucoup de cartes a été établi dimanche par certains agents de distribution qui ont constaté après décompte une différence entre le nombre de cartes disponibles la veille (samedi) et celles réelles le dimanche 29 mars 2009. L’on ignore pour l’heure le nombre de cartes disparues. Toujours est-il que l’affaire a fait grand bruit. Le président de la Commission de distribution est fortement soupçonné.

Des anciennes cartes d’électeurs circulent

En plus de la disparition des cartes d’électeurs nouvellement conçues, les anciennes circulent dans certaines communes. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) aurait diligenté une enquête pour mettre la main sur les artisans d’une telle œuvre. Ce qui corrobore aujourd’hui les inquiétudes de la Délégation générale aux élections (DGE), qui a récemment mené une étude sur le processus électoral dans notre pays. L’étude note qu’il existe plus d’un million de cartes d’électeurs non enlevées.

Ce qui avait conduit le délégué général aux élections à proposer la radiation des listes électorales des personnes n’ayant pas retiré les leurs. Au motif que les intéressés ne seraient pas au Mali ou ne seraient pas vivants. Diversement interprétée à l’époque, la proposition a rencontré l’adhésion des autorités. Sa mise en œuvre aura non seulement l’avantage de diminuer les fraudes électorales mais aussi d’avoir une idée exacte du taux de participation.

Recensement général : des agents démissionnent

C’est en principe aujourd’hui que doit débuter le recensement général de la population et de l’habitat. Avant même le démarrage de l’opération, des agents qui avaient reçu une formation d’une semaine auraient démissionné à travers le pays. Après avoir perçu les 30 000 F CFA de frais de formation, ils auraient mis en avant l’insuffisance des matériels de travail et l’insuffisance des ressources humaines. D’aucuns parient sur l’échec de l’opération. Il faut dire que la plupart des agents recenseurs sont des enseignants.

Ce sont les 15 jours de congés de Pâques qu’ils entendaient mettre à profit pour faire le travail. Ce qui paraît être un délai relativement court pour faire un travail d’une telle envergure. Les démissionnaires auraient-ils accepté la formation pour juste empocher les per diem avant de tourner casaque ? Une certitude : le départ des agents recenseurs sera préjudiciable au bon déroulement de l’opération .

Sénou : des agents techniques rackettent

Le lotissement du quartier de Sénou serait un fonds de commerce pour des agents techniques. Ils se promènent présentement de famille en famille pour réclamer incognito 5000 F CFA pour les travaux de réhabilitation. Le hic, c’est que le montant versé n’est pas accompagné de reçu. Il n’est pas versé non plus à la caisse de la municipalité de la commune. N’est-ce pas là une vraie escroquerie orchestrée par des agents techniques sur le dos de paisibles citoyens qui courent toujours derrière leur pitance. A quand la fin de ce phénomène qui agace les habitants de Sénou ?


Ex-volontaires de l’Apej : la Cathédrale s’oppose à leur expulsion

Les anciens volontaires de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej) observaient depuis le mardi 24 mars 2009 une grève de la faim. Pour se faire entendre, ils ont élu domicile à la Cathédrale de Bamako. Le vendredi 27 mars, des éléments de forces de sécurité ont fait irruption dans l’enceinte de l’Eglise pour déloger les grévistes. Les autorités de la Cathédrale se sont poliment mais fermement opposées à cette décision des forces de l’ordre. Jusqu’à samedi, les grévistes occupaient les lieux.


31 Mars 2009