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Le 3e pont ne sera pas prêt pour septembre 2010

Les rumeurs sur les difficultés liées à l’inauguration du 3e pont, appelé Pont de l’amitié Chine/Mali, le 22 septembre 2010, dans le cadre du cinquantenaire, sont confirmées par le président ATT. Profitant de son anniversaire du 8 juin, il a fait savoir que la date du 22 septembre 2010 ne pourra plus être respectée.

ATT a expliqué le retard constaté par le naufrage du bateau transportant les matériaux de construction de l’entreprise chinoise de la Chine aux larges des cotes sud-africaines. Le chef de l’Etat a estimé la livraison de l’ouvrage au 1er trimestre 2011, consacrant le cinquantenaire de la coopération Mali-Chine.

ATT derrière la transformation du MC en parti

La transformation du Mouvement citoyen en parti politique, prévue la fin de ce mois, est cautionnée par le président ATT. Il l’a dit de manière claire au cours de sa traditionnelle conférence de presse du 8 juin. « Ce n’est pas le Mouvement citoyen qui va se fondre dans un parti, mais c’est un nouveau parti qui sera créé », a-t-il précisé. Et de poursuivre : « J’avais demandé au Mouvement citoyen de rester association et il a patienté pendant des années. Si j’ai un conseil à lui donner, je lui dirais de créer un parti. Il y a 105 partis politiques au Mali, 1 de plus ne fera rien », a ironisé le chef de l’Etat.


ATT dubitatif sur le 3e mandat

Sur la question de son 3e mandat à la tête du Mali, ATT est resté perplexe lors de sa conférence de presse du 8 juin. Comme toute réponse, il s’est borné à dire : « Comment les gens veulent que je parle d’un 3e mandat alors que l’article 30, relatif au mandat présidentiel au Mali n’a pas été changé« . Visiblement agacé, il a ajouté : « Le problème n’est pas l’article 30, mais c’est moi-même ».

Commune III : le maire Kader sursitaire

Son conseil communal a rejeté son compte administratif. Cette situation met le maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé, dans une situation pas du tout confortable.

En effet, dans le cas de figure, il n’a qu’une solution, convaincre le conseil pour qu’il adopte son compte administratif. Dans le cas contraire, si la tutelle apprend que son compte administratif n’est pas adopté, elle peut déclencher une enquête qui va aboutir à la découverte de sa mauvaise gestion.

Ou alors, le conseil communal écrit directement à la tutelle pour dire qu’il a rejeté le compte, et dans ce cas, c’est directement des poursuites sans enquête. Dans les deux cas, le maire qui a défié son parti est dans de beaux draps.


Marché public mal régulé

Le directeur administratif et financier (Daf) du ministère de la Santé avait été relevé par Oumar Ibrahim Touré, actuel locataire du fauteuil à la Santé à la suite d’une enquête du Vérificateur général. Curieusement, c’est ce même Daf qui vient d’être nommé secrétaire général de l’Agence de régulation des marchés publics. Cette agence est chargée de voir la moralité des passations des marchés. On est au Mali.


Cnid : 100 000 F CFA et un sac de riz pour débaucher

La semaine dernière, nous écrivions que le Cnid est en lambeaux à Ségou suite aux démissions en cascade des membres influents du parti. Il s’agit en l’occurrence du secrétaire général de la sous-section Cnid Ségou, des 1er et 2e secrétaires chargés de l’organisation, du chargé à la communication, etc. Dans la région, des démissions avaient été également signalées à Dioro.

Les départs se sont poursuivis encore la semaine dernière. Le tout, apprend-on, orchestré par Djibril Tall alias « Djiby« , président du comité Cnid Darsalam/Ségou. Nos sources rapportent que le plan de « Djiby » consiste à offrir une enveloppe de 100 000 F CFA et un sac de céréales aux militants pour les faire démissionner du Cnid.

Ségou : le maire Cnid s’éloigne du parti

A en croire des informations en provenance de la Capitale des Balanzans, le maire Cnid, Ousmane Karamoko Simaga, qui fait l’objet d’un procès pour « double identité » qu’il a gagné en première instance, ne fait plus partie du Cnid. Il aurait pris cette décision dans la nuit de samedi à dimanche au terme d’une réunion nocturne avec Djibril Tall. Hésitant au départ, le maire de Ségou a fini par se ranger du côté des « frondeurs ». Ce qu’il n’avait jamais reconnu au téléphone au président du parti Me Tall à qui il avait toujours fait croire qu’il restera membre du parti. Personne ne sait les raisons de cette volte-face du maire Simaga.

D’aucuns n’hésitent pas à dire qu’il veut se fondre au Mouvement
citoyen qui sera bientôt érigé en parti politique pour sauver sa tête pour qui sait que ses adversaires politiques ont décidé d’interjeter appel après le verdict du tribunal de Ségou pour tirer au clair son affaire de détention de deux extraits de naissance.


15 Juin 2010