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C’est un exploit que le RPM a réalisé lors des communales du 20 novembre dernier à Markala. En effet, c’était seul contre tous, le parti présidentiel a pu obtenir 10 conseillers contre 13 pour la forte coalition de partis politiques, composée d’ASMA-CFP, de l’ADEMA et du CNID. Ce résultat loin d’être une défaite est une renaissance du parti du Tisserand dans cette localité où le RPM n’a jamais dépassé les 2 conseillers. Il est à l’actif de l’Honorable Yacouba Traoré, qui s’est déplacé spécialement à Markala pour mener une campagne de proximité. Il s’était personnellement investi également pour que le RPM puisse obtenir le fauteuil de maire. Mais c’était sans compter avec la féroce adversité de certains cadres de son parti qui y ont battu campagne contre la liste RPM. Malgré cette situation, le parti présidentiel a pu engranger 10 conseillers. Ce qui constitue une prouesse électorale pour les Tisserands.

Safo, Dioïla, Koutiala, commune VI et les autres : la percée du MPR
C’est une percée que le MPR a réalisé lors des dernières communales. Le parti du Tigre gagne le fauteuil de maire dans deux circonscriptions électorales : Dioila et Safo et dans bien d’autres. A Dioïla, il devance le RPM avec une différence de 78 voies. A Safo, le parti de Choguel Maïga est loin devant les autres avec 7 conseillers contre 1 pour le RPM, 1 pour l’ADEMA, 2 pour l’URD, 2 pour SADI, 3 pour la CDS et 1 pour la CODEM. A Koutiala, le même parti arrive en 3e position sur une liste propre avec 8 conseillers derrière une forte coalition de 5 partis, et une autre alliance, composée de l’ADEMA/RPM. En commune VI, il occupe ce même rang à égalité de conseillers, soit 7, avec le RPM qui le devance au vote populaire. Un peu partout sur le territoire, on signale qu’il a enlevé des conseillers. La sortie de Choguel du gouvernement a, peut-être bien, servi le MPR ? C’est dire que le parti, qui revendique avec dignité l’héritage de l’UDPM, a gagné du terrain au grand dam du PARENA.

L’ADEMA 2ème force politique
A la surprise générale, l’ADEMA devient la 2e force politique de notre pays, à l’issu des dernières communales. Il vient en deuxième position après le parti présidentiel, avec 1 864 conseillers et 149 maires. Et cela, sans prendre en compte les résultats de 4 circonscriptions électorales pour les maires et 7 cercles dont Kati pour les conseillers. Ce score du parti de l’Abeille pourrait être amené à augmenter. A travers ce résultat, les responsables et militants du PASJ annoncent leur retour au premier plan de l’échiquier politique.

Rassemblées par Youssouf Diallo

28 Novembre 2016