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Négociations avec les insurgés : l’enlisement ?

Près d’un mois après les événements de Kidal, les négociations entamées entre les autorités maliennes et les insurgés, sous l’égide de l’Algérie, semblent dans l’impasse. Après deux rencontres à Alger, les deux parties ne sont pas arrivées à amorcer de véritables discussions. Les insurgés s’accrochent toujours à leur première et principale revendication : « un statut particulier pour Kidal« . Or le gouvernement malien trouve que cette revendication est sans objet, puisque la décentralisation et le Pacte national (signé en 1992 entre l’ex-rébellion et le gouvernement malien) accorde ce statut à toutes les régions du nord. L’ambassadeur d’Algérie au Mali a déjà fait deux déplacements à Alger pour rencontrer certains responsables de l’insurrection.

Stratégie des insurgés : gagner du temps…

Les responsables de l’insurrection, principalement Iyad Ag Ghaly, seraient-ils en train de jouer à la diversion pour gagner du temps ? Certains milieux militaires de la capitale répondent par l’affirmative. A en croire ces milieux, Iyad connaissant la zone de Kidal chercherait à traîner les négociations en attendant l’hivernage. Et pour cause : le chef des insurgés sait toutes les difficultés qu’éprouverait, en ce moment, l’armée dans l’éventualité d’opérations militaires. Dès les premières pluies, la zone pourrait être impraticable pour les engins lourds. Ce qui compliquerait la tâche des militaires. Pour d’autres, le chef des insurgés serait en train actuellement de grossir ses rangs avec des ex-combattants et autres chômeurs qui affluent de certains pays voisins. Aussi, les insurgés auraient déjà établi des contacts avec des marchands d’armes pour constituer leur arsenal. En somme, Iyad veut gagner du temps pour se renforcer, indiquent nos sources.


Insurection de Kidal : connections dangereuses

Les insurgés retranchés à Tegharghat ont déjà tissé des réseaux insoupçonnés de complicités, dont certains fonctionnent même à Bamako. Pour leur propagande, Iyad et ses hommes ont constitué des réseaux d’hommes de main. Ceux-ci leur serviraient de relais et d' »antenne » à caractère subversif et propagandiste. Dans ces réseaux, il y aurait même au moins un journaliste qui tente, par des articles de presse, de défendre sournoisement l’action des insurgés. A l’extérieur la même méthode est utilisée. Le pot aux roses est dévoilé. Et ces gens risquent gros. Aux services de l’Etat en charge de la sûreté nationale de veiller au grin tant à Kidal, mais surtout à Bamako, où des connexions dangereuses se tissent entre Tegharghat et la capitale.

Agriculture : la France soutient le coton Burkinabé

La filière cotonnière burkinabé a actuellement le vent en poupe. En l’espace d’un mois, elle a bénéficié de deux financements importants de la France. Fin mai, l’Agence française de développement (AFD) a signé une convention de crédit de 15,2 millions d’euros avec le groupe agro-industriel Dagris (entreprise publique français en phase de privatisation) pour l’aider à poursuivre son développement au Burkina. Dagris est actionnaire majoritaire de la société cotonnière du Gourma (Socoma) qui s’occupe des producteurs de l’Est du « pays des hommes intègres ». Les fonds serviront à financer, entre autres, une troisième usine d’égrenage à Kompienga, d’une capacité de 50 000 tonnes de coton-graine. Auparavant le 6 avril dernier, la France avait décidé d’octroyer une subvention de 11 millions d’euros à l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB). Une somme qui va permettre à l’Union de renforcer ses capacités de soutien, de conseil et d’expérimentation aux producteurs.

Electricité et eau : les consommateurs s’unissent

Les divergences de vues ont conduit à la création d’au moins trois associations se réclamant toutes de la défense des consommateurs : l’Ascoma, le Redecoma, le Consoligue et même de l’Adac-Mali. Ces associations viennent toutes d’apporter leur caution à un document portant création d’un cadre de concertation et de travail entre elles et la Commission de régulation de l’électricité et de l’eau. La cérémonie de signature du document a eu lieu le mardi dernier au siège de la CREE.

Cadre de concertation avec la CREE : les mises en garde du Redecoma

A la cérémonie de signature portant sur l’institution d’un cadre de concertation et de travail entre les associations de consommateurs et la Commission de régulation, le président du Redecoma, tout en affirmant sa disponibilité à soutenir les actions de la Commission, a par la même occasion envoyé à cette dernière un message qui a le mérite d’avoir été suffisamment clair : « sachez que notre accompagnement n’entamera en rien notre liberté de vous interpeller au cas où les intérêts de nos militants seraient en cause« , avait-il déclaré.

22 juin 2006.