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Sarkozy à Bamako : les raisons d’une visite

C’est le jeudi 18 mai prochain que le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy effectuera un séjour de 24 heures à Bamako. Déjà, des interrogations fusent à propos de cette visite. Et pour cause, un projet de loi sur l’immigration initié par Sarkozy est en débat actuellement à l’Assemblée nationale française. Ce projet est destiné à verrouiller davantage les frontières de l’hexagone aux africains. A Bamako, l’immigration sera sans nul doute le point focal des échanges entre les autorités maliennes et Nicolas Sarkozy. Les ministres maliens de l’Administration territoriale et des Collectivités Locales, de la Sécurité et des Maliens de l’Extérieur, qui auront séparément des entretiens avec leur homologue français, multiplient les réunions afin d’harmoniser leurs positions. Selon certaines sources, Nicolas Sarkozy, qui ne fait guère mystère de ses ambitions présidentielles, n’a pas choisi Bamako au hasard comme une étape de sa tournée africaine. En effet, il compte à partir de notre capitale s’expliquer sur l’immigration en général. Pour d’autres sources, Nicolas Sarkozy entame en fait sa campagne présidentielle sur le continent.

30 journalistes attendus

Nicolas Sarkozy sera à la tête d’une forte délégation de 60 personnes. La moitié de cette délégation ministérielle est composée de journalistes. En effet, l’on annonce la venue de 30 journalistes français à Bamako. •

Protestations et marche

Le collectif des députés de la région de Kayes et l’association des expulsés maliens ne voient pas d’un bon oeil l’arrivée du ministre français de l’intérieur à Bamako. Pour les élus de la région de Kayes, Sarkozy est simplement « indésirable » à Bamako, au moment où il propose aux français l’adoption d’une loi prônant une immigration sélective et restrictive. Même son de cloche du côté des expulsés. Au-delà de la condamnation de la visite de Sarkozy, ceux-ci (les expulsés) comptent organiser le jeudi 18 mai, une marche de protestation, pas pour demander l’expulsion du ministre français de Bamako, mais exprimer leur colère quant à sa présence au Mali.

Ministère de l’Agriculture : Seydou vante les mérites de Zana

Le ministre de l’Agriculture Seydou Traoré a profité de la rencontre sur la mise en place d’un dispositif optimal de Conseil agricole à Mopti pour saluer les efforts de tous ceux qui ont contribué à la réussite de la campagne agricole 2005-2006. Il en a également profité pour rendre hommage à l’ancien secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Dr Zana Sanogo pour sa hargne au travail et tout ce qu’il a pu apporter au ministère de l’agriculture pour l’atteinte des résultats de la campagne agricole passée, disait-il. « Ce changement n’est pas une sanction. Le Dr. Zana est un cadre émérite qui mérite respect et considération« , a soutenu Seydou Traoré. Pourquoi l’avoir donc relevé ? Dans les bonnes grâces d’ATT Le ministère de l’Agriculture semble être l’un des départements chers au Président de la République. C’est en tout cas le constat que font ses responsables. « Les moyens qui lui sont affectés chers collèges, classent le ministère de l’agriculture depuis 2002 en 2e ou 3e rang des ministères après l’élaboration de la loi des finances. Le niveau de cette dotation se situe entre 12 et 15 % du budget national. Cela témoigne de l’engagement du chef de l’Etat à faire du secteur rural, le moteur de notre économie, il est donc de notre devoir de bien gérer ces ressources« , a fait remarquer le ministre de l’Agriculture à la rencontre de Mopti.


Campagne agricole 2006-2007 : un programme spécial pourghère

Le gouvernement du Mali a décidé de mettre l’accent sur la culture du pourghère afin de relancer le développement de l’électrification rurale et de réduire la facture pétrolière. C’est dans ce cadre que le ministère de l’agriculture a décidé dans son plan de campagne 2006-2007 de faire la promotion du pourghère à partir d’un programme spécial, pour la production de carburant de substitution afin de développer l’électricité rurale.

Des tracteurs à gogo

Pour la réalisation des objectifs de la campagne 2006-2007, le ministère de l’agriculture a initié un certain nombre de projets et programmes pour appuyer les producteurs en matière d’équipements agricoles. Il s’agit entre autres du projet « s’équiper en reboisant » et le programme tracteurs. Ce dernier se compose de deux volets à savoir le volet « team-9 » qui prévoit d’équiper des exploitations ciblées avec 395 tracteurs d’origine indienne et d’installer une usine d’assemblage de tracteurs à Samanko. Et le second volet DTE-SA prévoit d’équiper des exploitations en zone cotonnière avec 156 tracteurs d’origine chinoise sur la base de contrats signés entre le groupement des syndicats de cotonniers et vivriers du Mali, la Société DTE et la BNDA.


Faguibine : des mesures exceptionnelles

Dans le cadre du développement des régions du Nord, le gouvernement compte prendre des mesures exceptionnelles pour la mise en cours du système Faguibine. Ainsi, de sources officielles, on indique que l’Etat a décidé chaque année d’investir 1 ou 2 milliards de F Cfa dans ce système. Cette année déjà, l’Etat aurait consenti un milliard de F Cfa au Faguibine. La mise en eau se fera progressivement en cassant les grands seuils qui sont dans les chenaux, nous indique la même source.

Colloque régional : place aux langues

A partir de ce matin jusqu’au 18 mai 2006, notre pays abritera le colloque régional de politique nationale avec comme thème : « Le rôle des langues transfrontalières et la place des langues de moindre diffusion en Afrique de l’Ouest ».

Télé : la salive du ministre

A l’occasion de la journée internationale de la famille, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diallo M’Bodji Sène, comme il est de coutume, était sur le petit écran, le dimanche soir, pour son adresse. Mais une scène insolite s’est produite et n’a pas échappé à l’attention des téléspectateurs. Après avoir entièrement lu une partie de son discours, la ministre glissa furtivement sur le doigt une petite goutte de salive afin d’aller d’une feuille à l’autre de son discours. La partie échappa à l’attention de nos confrères de Bozola, mais le spectacle était simplement vilain de la part d’un ministre de la République.

16 mai 2006.