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Accrochage entre le GSPC et des trafiquants : bilan : 1 mort, 1 blessé

La semaine dernière, un violent accrochage a eu lieu dans le septentrion malien, non loin de la frontière algérienne, entre un groupe de trafiquants et des éléments appartenant au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) ; un groupe islamiste algérien. Selon nos sources, l’accrochage a fait un mort et un blessé. Ce n’est pas le premier incident du genre entre le GSPC et des groupes armés dans cette partie comprise entre notre pays et l’Algérie. En effet, depuis l’affaire de la prise d’otages européens en 2004 par le Groupe salafiste, des éléments du GSPC se sont installés sur la bande saharienne de l’Algérie au Tchad en passant par le Mali et le Niger. C’est ainsi que El Para, un des auteurs de cette prise d’otage a finalement été appréhendé, l’année dernière, dans le Tibesti tchadien. Pour sa part, l’armée malienne mène depuis quelque temps de vastes opérations de ratissage au Nord du pays afin de traquer les éléments du GSPC encore réfugiés sur le territoire malien. Face à cette pression de l’armée de nombreux salafistes ont opté pour le retour au bercail. Cas de leur chef, Mocktar Ben Mocktar alias le « borgne », chef du GSPC, dont on signale le retour en Algérie.

Mali-Algérie : la sécurité au centre des préoccupations

La réunion préparatoire de la grande Commission mixte algéro-malienne s’est tenue la semaine dernière à Bamako. Ce sont les experts des différents départements ministériels qui étaient chargés de faire le travail. La sécurité transfrontalière entre les deux pays a été au centre de cette réunion des experts. En effet, la sécurisation de la large frontière entre le Mali et l’Algérie préoccupe actuellement les autorités des deux pays qui semblent décider à tout mettre en oeuvre pour lutter contre le banditisme résiduel sévissant de part et d’autre de la frontière commune.

Kidal : des vivres venus du ciel

Afin d’endiguer la pénurie alimentaire qui sévit à Kidal depuis le mois de janvier dernier, un pont aérien est fonctionnel depuis une semaine entre Tripoli et Kidal. En effet, la Libye qui vient d’ouvrir un Consulat à Kidal a décidé de voler au secours des populations de cette localité en y envoyant une importante quantité de vivres. Selon nos sources, des vols sont en cours pour le ravitaillement en vivres de Kidal à partir de la Libye. L’opération pourrait s’étendre à d’autres localités des régions du Nord, précise-t-on. … Et des projets Après l’ouverture de leur Consulat, les Libyens s’apprêtent également à financer plusieurs projets de développement dans les différentes régions du Nord. En effet, il est prévu le forage de nombreux puits dans différentes localités. Le démarrage de ce programme d’adduction d’eau a déjà commencé à Kidal. Là, il est également prévu la construction d’un aéroport. Mais les projets ne concerne pas que Kidal, d’autres villes de Gao et de Tombouctou sont également concernées.

Législatives partielles de Mopti : pluie de millions sur la Venise

Si à Sikasso, l’on a évoqué un chiffre avoisinant la centaine de millions dépensée par un parti politique lors des élections partielles de l’année dernière, ce record risque fort d’être battu à Mopti. En effet, à deux semaines des législatives partielles de cette ville, un parti politique en compétition s’apprêterait à inonder la Venise malienne d’argent frais. Les cadres et autres responsables de ce parti seraient mis à contribution pour constituer un véritable budget de guerre, qui au départ était, semble-t-il, estimé à …. 200 millions. A la guerre, comme à la guerre !

Gao : le maître poignarde l’élève

La tension entre scolaires et enseignants à Gao a connu une tournure dramatique dans la soirée du jeudi dernier. Ce jour, un enseignant a poignardé un élève suite à des échanges verbaux. L’élève a été sérieusement blessé au ventre et a été admis à l’hôpital régional de Gao, quant à l’enseignant, il a été interpellé par la Gendarmerie. Depuis quelques semaines, une vive tension oppose les enseignants et les élèves à Gao. Dans la localité, trois enseignants ont déjà été agressés par des élèves. Réponse du berger à la bergère ?

Un Parlement à la chinoise

Trois mille délégués : voilà le nombre impressionnant de participants qui, depuis hier, sont réunis pour une session du parlement chinois. • Il est vrai qu’on est loin du Mali et de Bagadadji où l’hémicycle compte une centaine de députés… seulement.

06 mars 2006.