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La Société Africaine de Peinture et de Colorant (SAPEC) a été braquée, le lundi 24 mai, par un gang de six personnes encagoulées et armées jusqu’aux dents.

C’est arrivé dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 mai à la Société Africaine de Peinture et de Colorant (SAPEC) sise à la Zone industrielle.

A 4h 45 minutes, six personnes encagoulées et armées jusqu’aux dents, ont fait sauter le grand portail blindé de la société. Selon les premiers indices recueillis sur place, ils sont sûrement de nationalités différentes, puisqu’ils parlaient Bambara, Djoula et Français avec surtout un accent ivoirien. Une fois dans la cour, ils ont menacé les deux gardiens, en faction.

En effet, les agents de la société Sécuricom, préposés au gardiennage des lieux ont été contraints de vider les lieux. Le chemin alors libre, les malfrats se sont ensuite attaqués à deux autres portes, faisant sauter au passage les cadenas et les serrures, avant de se diriger tout droit vers le bureau du Directeur de l’entreprise.

Ils se sont bien servis, en emportant le coffre fort contenant plusieurs millions et des documents importants de la société.

Le coffre, précisons-le, pèse 60 kg et mesure 1 mètre 20 de hauteur pour 90 centimètres de largeur. Les braqueurs l’ont traîné jusqu’à la voiture qui les transportait, une Opel ou une Nissan Primera de couleur sombre, au toit écrasé.

Après l’embarquement du coffre-fort sur le toit de la voiture, ils ont démarré en trombe, prenant la direction de Malilait. Le braquage n’a duré que 13 minutes. Ce qui montre que ces voleurs sont de vrais professionnels, bien organisés. La police du 3e arrondissement, est arrivée deux minutes après leur départ.

Une enquête conduite par l’infatigable Épervier du Mandé, Papa Mambi Kéïta et ses hommes est ouverte au niveau de la BIJ et au 3e arrondissement. Le Directeur de la société, Sadri Saleh, très affecté, demande aux autorités maliennes de déployer tous les moyens nécessaires pour freiner l’insécurité qui sévit depuis quelque temps à Bamako.

« Cette situation devient inquiétante si les autorités n’y prennent garde. A cet effet, nous demandons à tous les corps de l’État, pour l’intérêt de la population, de se mobiliser pour arrêter ce gang qui sévit à Bamako », a-t-il déclaré.

On se rappelle d’un braquage similaire perpétré à Orca, il y a moins d’un an et resté toujours sans suite. Un autre cas a été enregistré à Bamako-Coura, il y a tout juste cinq jours.

Les responsables de la société lancent un appel à témoin à toute personne qui suspectera une voiture de couleur sombre au toit écrasé, ou des gens en possession d’un coffre fort assez épais, de prendre contact avec Papa Mambi Keita de la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ) ou le 3e arrondissement, ou encore le 20- 21- 41- 41. Une grosse récompense sera offerte à cette personne.

F. Mah Thiam KONE

26 Mai 2010.