Partager

Les agissements de ces deux individus qui sèment la panique dans la ville de Kati et environnants, depuis un certain temps, étaient dénoncés par plusieurs personnes. Mais comme on le dit, « tous les jours appartiennent au voleur, sauf un seul ».

En effet, jeudi 17 aout, après avoir braqué et enlevé la moto Djakarta de Nouhoum Diallo, éleveur à Soribougou, entre Nékéla et Soribougou, le vent fatal a commencé à souffler sur les deux malfrats. Après la plainte déposée par la victime à la police de Kati, les forces de sécurité ont déclenché l’alerte chez la population.

C’est cette démarche qui vient d’aboutir lorsque, le 17 août, le commissariat a été informé par un citoyen de la présence des deux individus sur un vélomoteur arrêté sur leur lieu de chasse, à savoir le tronçon Nékéla-Soribougou. Aussitôt, la police a informé le poste de Droit de Traversée Routière (DTR) de la présence des deux malfrats.

Ayant pressenti un danger imminent, les malfaiteurs ont aussitôt jeté leurs gaz et pistolets dans les buissons. Toute chose qui n’a pas empêché leur interception dans la nuit. Conduits au commissariat de Kati, ils nient tout en bloc dans un premier temps, mais ils finissent par avouer leur forfait sous le feu roulant des questions du chef de la Brigade de Recherche, l’inspecteur Abdrahamane Kéïta, qui a mené lui-même l’interrogatoire.

Sur la base de leurs déclarations, la brigade a retrouvé la moto de l’éleveur chez Baba Cissé, réparateur de moto à Niaréla. Celui-ci, après avoir appris l’arrestation de ses camarades, a tout simplement pris la clé des champs, en prenant le soin de planquer la moto chez un vendeur d’aliment-bétail, dans l’intention de la récupérer plus tard.

La police a finalement récupéré l’engin. Selon le chef de la brigade de recherches, ces individus ont un mode opératoire très simple, mais efficace. Ils roulent doucement sur leur moto sur des axes routiers peu fréquentés. Mais dès qu’un motocycliste les dépasse, si l’engin de ce dernier les intéresse, ils parviennent à le doubler, pour le braquer.

Signalons que plusieurs plaintes ont été déposées contre les deux bandits, notamment pour braquage, extorsion de motos, attaque à main armée et viol.

Formellement identifiés par les victimes, ils continuent de nier tous ces faits. Mais les limiers du commissariat de Kati, incrédules, poursuivent leurs investigations.

En entendant d’être déférés devant le procureur, les deux jeunes gens commencent à méditer leur sort dans les geôles du commissariat de Kati.

Falé COULIBALY

L’Indépendant du 26 aout 2010