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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé en France depuis avril et dont la santé a fait l’objet de nombreuses spéculations, continue de donner des directives sur les affaires du pays, a assuré lundi le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. (…) « Nous recevons au quotidien ses encouragements, directives et ses décisions », a précisé le ministre. M. Medelci a notamment évoqué « l’intense activité diplomatique que connaît l’Algérie, qui attire beaucoup de monde ». Arrivé en France à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce le 27 avril, à la suite d’un AVC mineur selon les autorités algériennes, le président Bouteflika, 76 ans, avait été transféré le 21 mai aux Invalides « afin d’y poursuivre sa convalescence » selon le ministère français de la Défense. Arrivé au pouvoir en 1999, M. Bouteflika avait été réélu une première fois en 2004 puis en 2009 après une modification de la Constitution qui limitait à deux le nombre de mandats présidentiels. Les assurances du gouvernement sur une amélioration de l’état du président n’ont pas convaincu en Algérie. Les appels se sont multipliés dans la presse en vue de l’application de l’article 88 de la Constitution qui prévoit une procédure d’empêchement du président en cas de maladie grave et durable. AFP.