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Abdelaziz Bouteflika, 76 ans, était mardi à nouveau hospitalisé au Val-de-Grâce à Paris, à trois jours seulement de la date butoir pour la convocation du corps électoral en vue de la présidentielle d’avril pour laquelle il n’a pas encore dit s’il briguerait un 4e mandat. Dans la matinée, l’agence nationale APS avait indiqué que, « sauf cas de force majeure », M. Bouteflika convoquerait le corps électoral pour l’élection présidentielle « entre le 16 et le 17 janvier ». La présidence, qui a annoncé l’hospitalisation, a aussi voulu rassurer, affirmant que le chef de l’État resterait à Paris jusqu’à vendredi et « qu’aucune procédure d’urgence n’a dicté ce déplacement ». « Pour parachever son bilan de santé, initié à Alger, et dans le cadre d’une visite médicale routinière de contrôle, arrêtée et programmée depuis le mois de juin 2013, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, séjourne à l’hôpital Val-de-Grâce, depuis lundi 13 janvier 2014 et ce, jusqu’au vendredi 17 janvier 2014 », précise le communiqué, cité par l’APS. Au pouvoir depuis 1999, il achève là un troisième mandat qu’il avait pu briguer en modifiant la constitution. En attendant, c’est le suspense. Toute la vie politique fonctionne au ralenti tandis que le Premier ministre Abdelmalek Sellal occupe le devant de la scène parcourant le pays à l’écoute des doléances de la population et promettant de répondre à leurs demandes au nom du président Abdelaziz Bouteflika. AFP.