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Le gouvernement ivoirien a promis mercredi que l’enquête sur la bousculade qui a fait 63 morts à Abidjan durant la nuit du Nouvel An serait bouclée avant la fin de la semaine, alors que le drame a provoqué un choc et une polémique sur le dispositif de sécurité. Au premier jour d’un deuil national de trois jours décrété par le président Alassane Ouattara, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a réuni mercredi la « cellule de crise » mise en place après l’accident. L’enquête, y compris les autopsies, « va se faire dans les 72 heures » et ses conclusions seront communiquées aussitôt, a-t-il déclaré à la sortie. Les familles des victimes et les blessés seront pris en charge, selon les autorités. L’origine du drame restait incertaine. Selon la police, la bousculade a été produite par la rencontre de deux flots de spectateurs se dirigeant en sens contraire après les feux d’artifice. Certains témoins ont fait état de la présence de perturbateurs dans la foule, et d’autres ont évoqué la chute de victimes dans une fosse creusée sur le site d’un chantier voisin. De son côté, la presse ivoirienne a pointé les responsabilités des autorités et des parents des jeunes victimes. Le chef de l’Onuci, Bert Koenders, a regretté cet « incident tragique » qui endeuille le pays au commencement de 2013, une année « porteuse de grands espoirs de consolidation de la paix, de réconciliation, d’apaisement politique, de relance économique et de mieux-être pour tous ». AFP.