Partager

Les principaux responsables du Mouvement Citoyen à Bourem font planer sur cette petite ville de la région de Gao des menaces susceptibles de dégénérer.

Défiant les autorités qui ont appelé au calme, les indépendants et leurs alliés du Mouvement Citoyen ont brandi les biceps dans l’après-midi du 17 avril dernier à Bourem, dans une marche où ils ont brûlé les drapeaux de l’Adema et du RPM, scandant des slogans d’hostilité envers le juge, le préfet et d’autres responsables administratifs de la localité.

Des menaces sérieuses planent sur la paix sociale à Bourem en cette veille des élections communales du dimanche 26 avril 2009. Les marcheurs, à la solde du maire Amadou Mahamane Touré et de ses soutiens du Mouvement Citoyen n’ont cessé, durant cette manifestation, de scander « A bas le juge corrompu ! A bas le préfet corrompu ! ». Les marcheurs ont pris le départ à la place de l’ex-Somiex, sont passés devant la Brigade de gendarmerie, chez le préfet, puis ensuite devant le siège de l’Urd, celui de l’Adema, où certains ont voulu s’attaquer au bâtiment avant d’en être dissuadés.


Fait notoire à signaler :
un frère du maire, un certain Sidi Mohamed Maïga, membre de la CENI locale, était parmi les marcheurs. Il faut préciser que cette marche avait pourtant été interdite par les autorités locales. Or, l’on se souvient que les autorités régionales ont demandé aux différents acteurs dans ce contentieux préélectoral de respecter les textes et les institutions.

Aux dernières nouvelles, il nous est revenu que le député de Bourem, Aïssata Cissé dite Chato, responsable du Mouvement Citoyen s’est rendue à Bourem pour calmer ses partisans et les sensibiliser à accepter la décision de justice. Faut-il signaler que ladite liste a été annulée à cause de certaines irrégularités constatées comme la doublure des dates de naissance, la double identité et des candidats qui avaient démissionné de leur parti.

En tout état de cause, cette situation pour laquelle une mission du gouverneur de Gao s’était rendue à Bourem et avait rencontré les deux parties, interpelle désormais, en toute urgence, les plus hautes autorités du pays, à veiller à ce que force reste à la loi.

Signalons que, dans son prêche du vendredi dernier à la mosquée, l’imam de Bourem, Zourkaleini Chehidèye, a appelé à l’union des cœurs et des esprits. Pour que la tranquillité de la région soit sauvegardée.

Bruno D SEGBDJI

20 Avril 2009