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Au terme de la visite de la délégation malienne au siège de Attjariwafa bank, le directeur général de l’Etablissement bancaire s’est confié à notre reporter.


L’Aube : Monsieur le directeur qu’est-ce Attjariwafa bank ?

Boubker Jai : Attjariwafa bank est un groupe bancaire multi métiers, c’est un groupe bancaire africain. C’est une banque qui existe depuis maintenant plus de 100 ans. Elle a été créée en 1904 au Maroc. Elle est aussi le fruit d’une fusion entre deux grandes banques marocaines. Et cette fusion s’est opérée en 2004. Maintenant la banque est présente au Maroc mais aussi dans plusieurs pays africains notamment au Mali, au Sénégal, en Tunisie, et nous avons aussi un certain nombre d’opérations en cours qui vont nous permettre d’augmenter encore plus notre présence en Afrique de l’ouest et en Afrique centrale.


Peut-on savoir ce qui a motivé Attjariwafa bank à intervenir au Mali ?

Nous avons une volonté de développer nos activités dans la région parce qu’il y a beaucoup de similitudes entre les économies de nos pays. Et ces similitudes se matérialisent par un niveau de bancarisation où il y a un potentiel de développement encore très important. Nous sommes aussi, pour la plupart, des pays africains avec une diaspora à l’étranger qui est importante.

En plus, nous avons des économies qui souffrent notamment au niveau industriel et économique. Et donc ces similitudes font que des bonnes pratiques dans certains pays peuvent servir à d’autres.

Cette complémentarité va nous permettre de gagner en synergie si on mettait nos forces en commun pour améliorer nos niveaux de productions et de développement.


Quels sont vos projets à court et long terme pour le Mali ?

Au niveau du Mali, après l’opération de privatisation de la BIM en novembre dernier, nous nous sommes attachés très rapidement à démarrer un plan de transformation de cette banque, pour qu’elle soit encore plus forte et encore plus présente dans le pays. Notre idée, c’est de devenir un opérateur bancaire majeur au Mali en développant non seulement les activités bancaires classiques mais aussi toutes les activités financières qui gravitent autour de la banque (crédits à la consommation, leading, factoring, activités de marchés, de conseils, de financement des entreprise, des PME) c’est ça.


Quel sens donnez-vous à cette rencontre de ce matin entre opérateurs maliens et marocains ?

C’est une rencontre qui arrive à point nommé à plusieurs égards. D’abord parce qu’il y a une véritable conjonction d’intérêts des deux pays, nous sommes deux pays agricoles. Le Maroc, à travers le plan Maroc-vert, a manifesté justement sa volonté de développer les activités agricoles d’une manière significative. Le Mali fait de même. Je crois que c’est une excellente occasion pour nos deux pays de conjuguer leurs efforts pour pouvoir faire évoluer ces activités au niveau de chacun des deux pays.

23 Avril 2009