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L’Alliance pour la République et la Démocratie – ARD-, présidée par Me Hassane Barry de l’UDD a organisé le lundi 31 juillet, une conférence de presse à l’hôtel Kempinski, Alfarouk. Elle portait sur les Accords d’Alger. Au cours de cette rencontre, le premier vice-président de l’ADEMA, Soumeylou Boubèye Maiga s’est montré favorable aux Accords d’Alger. Avant de lancer une pierre dans la mare de ceux qui les critiquent : « ceux qui critiquent les Accords d’Alger ne proposent aucune alternative crédible ».

Le premier vice-président de l’ADEMA, Soumeylou Boubèye Maiga, s’est exprimé en sortant de son silence depuis la signature de cet document, suite à la contestation de votre fidèle serviteur qui a battu en brèche les affirmations selon lesquelles, les Accords d’Alger sont la photocopie, le duplicata du Pacte national.

En affirmant que le premier texte cité concerne la région de Kidal et l’intitulé du document est très édifiant sur la question alors que le Pacte national concerne les trois régions du Nord : Tombouctou, Gao et Kidal. Donc, il n’y a pas d’amalgame possible.

C’est ainsi que l’ancien ministre des Forces Armées et des Anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maiga, est monté au créneau pour signifier son accord par rapport au texte. Avant de soutenir que toutes les dispositions des Accords sont transférables dans d’autres régions. Notre interlocuteur de citer l’exemple des fameuses unités spéciales de sécurité.

« Ces unités ne sont pas spéciales dans leur composition mais dans leur mission. Si demain, en raison de la crise en côte d’Ivoire, le gouvernement estime qu’il faudrait mettre en place de telles structures à Sikasso pour endiguer une éventuelle criminalité, les mêmes unités pourraient être créées dans cette région« , a déclaré le numéro II de l’ADEMA.

Boubèye a ensuite rappelé qu’en 1994, l’ADEMA a eu à gérer un cas similaire de désertion, finalement résolu avec le soutien de l’Algérie et sanctionné par un communiqué final, lu sur les ondes de l’ORTM.

C’est la preuve que la situation actuelle a été très mal gérée par le pouvoir ATT puisque qu’elle a été sanctionnée par des Accords, sous la dictée de l’Algérie, insérés dans le très sérieux Journal Officiel.

Cela prouve, si besoin en était, le manque d’anticipation et de prévoyance des autorités actuelles. Elles n’ont pas pu tuer la tentative de mutinerie dans l’œuf contrairement aux dirigeants de 1994. Le laisser-aller et le laxisme de l’Etat a prévalu, plantant ainsi une épine dans le pied de la République.

En outre, Boubèye a laissé entendre que ceux qui critiquent les Accords d’Alger ne proposent aucune alternative crédible par rapport à ce qui a été fait. Aussi, a t-il conclu en ces termes : « nous ne devons pas entretenir la polémique sur les questions de paix et de sécurité ».

Rappelons que Boubèye avait vigoureusement condamné les attaques du 23 mai, en privilégiant la piste Salafiste comme des probables complices. Ensuite, il avait suggéré que l’Etat rétablisse l’ordre dans la région de Kidal par les voies autorisées y comprise la force.
De même, il avait souhaité une grande manifestation de soutien à l’Etat pour le mettre en position de force dans les éventuelles négociations.

Le secrétaire général de l’ADEMA, Marimathia Diarra, et non moins ministre en charge de l’aménagement du territoire, a aussi rebondi sur la même question en déclarant haut et fort que tout ce qui est destiné à Kidal l’est pour le Nord et l’ensemble du pays. A titre d’illustration, l’axe Gao-Kidal-Alger, entre autres routes intéresse qui et exclut qui ? S’est-il demandé.

Donc pour lui, les Accords d’Alger sont parties intégrantes du Pacte national. Auparavant, le président de l’ARD, Me Hassane Barry, avait fait un long exposé magistral, articulé sur la question Touareg, les différentes rébellions que le Mali a connues et les différentes solutions préconisées.

Avant de déclarer que l’approche actuelle du président ATT est de loin meilleure que les précédentes. C’est pourquoi, a-t-il dit, l’ARD soutient ATT et les Accords d’Alger. Concernant ce document, il s’est contenté de lire le préambule qui selon lui, suffit à lui-même pour préserver l’unité nationale et la souveraineté du pays.

Il n’a pas manqué d’affirmer que : « les Accords d’Alger sont le duplicata du Pacte national« . Un mensonge grossier qu’il n’a pas pu soutenir. D’où ces interventions de Boubèye et de Marimathia qui ont volé à son secours.

Malgré tout, l’assistance n’a pas été convaincue des propos tenus. Certains nous ont approché pour se confier à nous.

D’autres nous ont indiqué que : « nous sommes obligés de suivre nos partis sinon vraiment nous ne sommes pas d’accord avec ces Accords d’Alger« .

Chahana TAKIOU

Le CNID soutient les accords d’Alger

Le Comité Directeur du CNID-FYT, après avoir procédé à une analyse approfondie de l’Accord de paix d’Alger et de la situation politique consécutive à la signature dudit Accord :

– Estime que ledit Accord est, à tous égards, conforme sur le plan juridique à la Constitution et aux lois de la République du Mali et qu’au plan politique il permet de consolider davantage la paix et la cohésion nationales ;
– Réaffirme son soutien aux initiatives prises par le Chef de l’Etat pour consolider la paix dans notre pays afin de pérenniser les efforts déployés sous sa haute direction depuis 2002 en vue d’assurer le développement harmonieux et durable de l’ensemble du Mali ;
– Assure le Président de la République et le Gouvernement de son soutien actif aux accords de paix signés au nom du Mali à Alger le 4 juillet 2006.

En conséquence, le Comité Directeur du CNID-Faso Yiriwa Ton instruit à tous les responsables et militants des Comités, Sous-sections et Sections ainsi qu’à l’ensemble des élus du Parti de s’investir activement auprès des populations afin de leur permettre d’avoir une lecture juste et éclairée dudit accord.

Bamako, le 31 juillet 2006
P/Le Comité Directeur du CNID-FYT

Le 1er Vice-Président
Abdoulaye Diop

02 août 2006.