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Suite au scandale suscité lors de la 12ème journée du championnat national de football sur l’existence d’un supposé réseau de vendeurs de billets parallèles, le président de la ligue du district de Bamako Boubacar Monzon Diarra a réagi lors de sa traditionnelle conférence de presse. A ses dires, son instance a été victime d’un problème interne qui se situe au niveau de la fédération malienne de football. » Les billets sont commandés par la fédération auprès d’un imprimeur. Ensuite la fédération les livre à la ligue concernée. Et ce dernier fait un poinçonnage. Donc on ne peut pas regarder billet par billet car la confection se fait par carnet de 100 billets numérotés. Il peut arriver souvent que deux billets soient collés l’un à l’autre. Au lieu de 100 billets ça peut être 101 ou 102. Mais les deux autres ne sont pas numérotés. Les vendeurs au niveau des guichets savent que lorsqu’ils arrivent à ces billets, ils doivent les mettre de côté. Mais ces billets sont identiques en tout point de vu aux autres sauf qu’ils n’ont pas de numéro. Et quand il y a la pression, le vendeur n’a pas toujours le reflexe de voir. Et s’il arrive que ces billets soient vendus, le client peut avoir des problèmes en entrant dans le stade. Les contrôleurs le renvoient au guichet pour l’échanger. Et en principe on donne un nouveau billet au client. Mais malheureusement, cette procédure n’a pas été appliquée.

Le billet sans numéro a été intercepté à la porte et tout de suite on s’en est pris au président de ma commission Amadou Bamba. J’étais très surpris car on m’a appelé vers 21h qu’il est à la police pour une question de faux billets suite à une plainte de la fédération contre lui. Mais connaissant Bamba, je savais qu’il ne rentrera jamais dans un tel réseau. Quand j’arrive vers 22h30 au 5ème arrondissement là ou il était en garde à vue, on me dit que je ne peux pas le voir à cette heure là. Et le lendemain, je suis revenu et on l’a libéré car manifestement les policiers étaient de bonne foi. Après leur enquête, ils ont vu qu’il n’y avait rien d’illégal à ce qu’il à fait. J’étais tres peiné car ce problème est interne à la fédération et la ligue a été une victime collatérale de la situation « , a-t-il déclaré.

Boubacar Monzon a également profité de l’occasion pour parler des relations de son instance avec la nouvelle équipe de la fédération malienne de football. «Entre la ligue et la fédération, nous sommes condamnés à travailler ensemble. Nous avons un rapport technique correct. Dans la vie, on n’a pas besoin d’être des amis pour travailler ensemble. On aurait souhaité avoir des rapports plus conviviaux, mais depuis que la nouvelle équipe est là, on ne s’est jamais rencontrer de façon officielle. C’est peut être parce qu’ils sont encore nouveaux et qu’il leur faut un peu de temps pour bien s’installer. J’espère que dans les semaines à venir tout cela va changer» , a-t-il conclu.

Sory Ibrahima Coulibaly

L’Indépendant du 15 Avril 2014.