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Au moment qu’il s’apprête à prendre fonction avec son équipe pour diriger le football malien pendant les quatre prochaines années, le président de la Fédération Malienne de Football (Femafoot), élu le 8 octobre 2013 à Mopti, Boubacar M’Baba Diarra, s’est adressé aux personnes qui l’ont porté sa confiance pour composer le bureau exécutif de la fédération.

D’entrée de jeu, il a été on ne peut plus clair avec eux. Il s’est fixé des nouveaux chantiers pour relever les défis : la relecture des textes de la femafoot, la résolution de la problématique du financement du football malien, le développement du football et singulièrement celui des infrastructures dédiées au football des jeunes, l’inscription du Mali au (palmarès) des vainqueurs de la Can de football, la qualification du Mali au mondial 2018, l’accès et la pérennisation de nos clubs aux phases de poule des différentes compétitions africaines.

« L’atteinte de ces objectifs, pendant la durée de notre mandat, doit être le fil conducteur de toutes nos actions ; la performance d’une discipline sportive se mesurant à l’aune des succès remportés », a souligné M’Baba Diarra. La pacification de l’espace de football, a-t-il dit, sera aussi déterminante dans l’atteinte de nos buts majeurs.

Responsable du football, a souligné le nouveau président de la Femafoot, nous devons fédérer nos efforts pour bâtir un environnement pacifié et serein pour le bonheur du football malien.

Que dans un élan patriotique et fraternel, a-t-il poursuivi, la famille du football puisse se retrouver une fois pour toujours afin de servir de levier au succès. «En réussissant cela, nous aurons mérité de la nation, surtout si l’on sait l’importance du segment de la population adepte du ballon rond», a déclaré Boubacar M’Baba Diarra. Pour lui, le Mali a un important gisement de productivité à travers l’effectif de joueurs qui forment les équipes nationales.

Mais, a-t-il ajouté, ce gisement, ce potentiel qui fait rêver tout pays, ne pourrait être exploité de façon optimale que si les hommes et femmes placés au sommet de la pyramide du football s’entendent et évoluent en symbiose. Et d’ajouter: « Nous avons une lourde responsabilité en notre qualité de leaders. Nous devons être capables de sacrifices, d’engagement et de dépassement.

Nous devons être des dirigeants capables de porter un projet, une vision pour notre football. Nous ne pouvons plus fuir nos responsabilités, nous avons des devoirs face aux générations futures. Nous n’avons plus le droit à l’erreur, nous ne devons plus décevoir, nos enfants, nos petits fils et nos cadets qui nous observent et qui aspirent au bonheur dans la pratique du football.»

En outre, il a martelé : « durant ce mandat, je voudrais des rapports courtois et une harmonie totale avec le département des sports, des rapports de convivialité avec le comité national sportif malien et avec les ligues et clubs de football, se fondant sur l’esprit sportif».

Pour conclure, il a dit: « entre nous membres du comité exécutif, le maître mot doit être la solidarité, la complémentarité, voire la subsidiarité. Tous les actes que nous poserons doivent s’inscrire dans la légalité, en conformité avec les dispositions pertinentes de nos statuts et règlements. Pour éviter les comportements déviants source de malentendu et de confrontation. Avec les joueurs des équipes nationales, nous devons nouer un pacte de sincérité dans toutes les épreuves ».

Hadama B. Fofana

Le Républicain du 21 Octobre 2013.