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La zone Uemoa (Union éco- nomique monétaire ouest- africaine) avec ses huit pays membres, sa monnaie unique, le CFA – une crise conjoncturelle – a relevé le défi de l’inclusion économi- que et en récolte aujour- d’hui les premiers fruits. 7 % de croissance en 2015, et plus de 7,2 % envisagé pour 2016, ce sont les chiffres qui ont été rendus publics à l’occasion de la session de la conférence des chefs d’État et de gouvernement les 4 et 5 juin derniers. Avec une économie diversifiée, qui ne repose pas seulement sur la rente, la zone Uemoa fait mieux que la zone Cemac. « L’inflation et le déficit budgétaire sont respectivement en dessous de 2 % et de 4 %. Le taux d’endettement des États membres de l’Union est resté à un niveau raisonnable, en ressortant à 40,8 % du PIB en 2015, nonobstant les efforts d’intensification des investissements publics dans les infrastructures de base », explique le ministre sénégalais Amadou Ba. Une performance à mettre sur le compte de mesures parmi lesquelles figurent les avancées en matière d’harmonisation des finances publiques, de la fiscalité, du développement du marché commun et de la conduite des politiques sectorielles. « Des actions sont en cours en vue de doter l’Union d’un dispositif de résolution des crises bancaires afin de renforcer la stabilité financière », a-t-il ajouté. Certains pays de la zone sont bien classés : Sénégal 122e, Mali 123e, Burkina 131e, Côte d’Ivoire 134e, etc. Lepoint.fr