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Les membres de l’Association pour la scolarisation des enfants démunis (Ased) ont organisé une conférence-débat dans les locaux de leur siège à Magnambougou, le vendredi 31 août 2012. Cette conférence, présidée par le président de l’Ased, Salif Koné, était placée sous le thème: «Après la mise en place du gouvernement d’union nationale, quel avenir politique et sécuritaire pour le Mali ?».

Dans son exposé, le président de l’Ased, Salif Koné, a d’abord expliqué que le présent thème est une contribution de l’Ased sur l’édifice national dans le cadre du renforcement des capacités de la gouvernance au Mali. Egalement, à en croire le président de l’Association, les groupements politiques et autres doivent revoir leur mécanisme de prise de position. «Nous estimons que les récentes déclarations faites par certains groupements politiques sont plutôt dirigées contre le peuple malien et non contre le Premier ministre et encore moins contre le président par intérim, dans la mesure où la situation dépasse le combat de leadership politique», a déclaré le président, avant d’ajouter que «notre pays qui vient d’avoir une trajectoire démocratique consistante avec une réelle logique de progression, mérite d’être accompagné par des initiatives émanant de toutes les forces vives de la nation sans distinction de sexe, de race et de religion. Nous sollicitons toujours une aide des forces étrangères pour la résolution de la crise au nord».

Le vice-président, Mamadou Yattara, a également donné son point de vue par rapport à la situation du nord. Selon lui «le Mali doit combattre sur plusieurs fronts dans la mesure où de forts soupçons pèsent sur la Suisse qui aurait aidé les traîtres du Mnla à se restructurer. Pendant que, de son côté, le Président du Faso héberge et soigne les apatrides du même mouvement. Donc on ne doit aucunement s’atteler à affronter les islamistes seulement».

Imprégné de la situation géopolitique du Mali, Victor Luccin, sociologue français, dans son intervention, a rappelé que le Mali vient de faire preuve de pragmatisme en mettant en place un gouvernement d’union nationale et que rien n’empêche aujourd’hui les grandes puissances de chasser les islamistes qui siègent dans le nord du Mali. Selon lui: «Au nom de la préservation de l’ordre public international, le Conseil de sécurité des Nations unies devrait autoriser une intervention internationale sur la base du chapitre VII, article 42 de la Charte de l’Onu. Aussi, il faut reconnaitre qu’il est difficile de gagner une guerre, surtout contre les islamistes, sans l’appui de ses partenaires sous -régionaux, régionaux et internationaux», a-t-il conclu.

La conférence a réuni près de 100 participants dont des hommes politiques, des juristes, des économistes, des scientifiques, des chercheurs, des membres de l’Ased et des hommes de médias. A l’issue des débats, les participants ont tiré des conclusions pertinentes qui contribueront à mettre en exergue les atouts de la bonne gouvernance au Mali.

Ibrahim M GUEYE

03 Septembre 2012