Partager

A Boni, dans le cercle de Douentza, région de Mopti, après l’attaque contre un convoi de l’armée malienne qui a fait une quinzaine de morts, des hauts gradés de l’armée malienne (le chef d’état-major adjoint et le directeur général adjoint de la gendarmerie…) ont été momentanément privés de leur liberté par les troupes, le samedi dernier.

L’hélicoptère au bord duquel des officiers de l’armée malienne se sont rendus, le samedi dernier, à Boni pour galvaniser les troupes après la mort de 15 militaires maliens, est retourné vide. En effet, les soldats ont retenu leurs supérieurs hiérarchiques qu’ils accusent de ne pas connaître la réalité du terrain.

Selon des sources sur place, les soldats ont exigé à ce que les officiers supérieurs prennent la route avec eux afin qu’ils sachent les problèmes de sécurité auxquels les troupes sont confrontées sur le terrain. Il a fallu plusieurs heures de médiation pour que les « otages » puissent recouvrer, dans la soirée, leur liberté et remonter au bord d’un hélicoptère afin de regagner Bamako.

Pour rappel, 15 soldats maliens ont été tués et plusieurs autres blessés, le jeudi 19 août 2021, dans une embuscade tendue contre un convoi de l’armée entre Nokara et Boni, dans le cercle de Douentza, région de Mopti, selon un bilan provisoire fourni lundi par l’armée malienne.

Dans son dernier rapport sur la situation au Mali, publié en juin dernier, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a noté que les activités terroristes se sont intensifiées dans le centre du Mali. « 137 attaques terroristes ont été enregistrées depuis juillet 2020. Les forces nationales et internationales, la MINUSMA et les groupes armés signataires ont essuyé 44 attaques asymétriques », selon le rapport, avant de préciser que le centre du Mali a été le théâtre de 21 attaques: 17 attaques dans la région de Mopti et 4 dans celle de Ségou. « Les Forces de défense et de sécurité maliennes ont été la cible de 25 attaques, au cours desquelles 49 membres des Forces armées maliennes et 2 membres de la police et de la gendarmerie ont été tués, et 55 blessés, dont 53 membres des Forces armées maliennes et 2 membres des forces de sécurité», lit-on dans le rapport.

SOURCE : Le Républicain