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Avec le réchauffement climatique et ses corollaires, au nombre desquels, l’exacerbation de la désertification à laquelle contribue, naturellement, la pression démographique et les mauvaises pratiques de l’homme, les problèmes d’environnement se posent avec acuité de nos jours et deviennent, au fil du temps, une question de vie où de mort, dans la meure où ils menacent, à terme l’existence même de nos pays.

C’est, certainement, conscient de cette menace réelle, qu’au niveau régional, les chefs d’État et de gouvernement des pays de la CEN-SAD et du CILSS ont lancé, avec une bonne dose de volontarisme et le soutien de l’Union Africaine, le projet de la Grande Muraille Verte. Un projet pharaonique qui, via un vaste programme de reboisement, allant de Dakar à Djibouti, ambitionne de lutter contre l’avancée vertigineuse du désert. Longue de 7 000 km et large de 15 km, cette muraille traversera le Sénégal, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Soudan, l’Erythrée, pour aboutir à Djibouti.

Sur le plan national, l’on sent une volonté politique de prendre à bras-le-corps les questions environnementales, comme la décision du ministre de l’Environnement de faire un reboisement à grande échelle. Pourvu seulement que cette volonté affichée ne reste au stade de l’intention.

Pays dont les 2/3 sont mangés par le Sahara, le plus grand désert chaud du monde, le Mali, dans le cadre d’une grande mobilisation nationale, doit livrer une lutte sans merci contre le phénomène, en mettant de son côté toutes les chances de réussite et en abattant tous les atouts dont il dispose.

Au nombre de ces atouts, figurent en bonne place ses immenses réserves d’eaux souterraines et de surface. Et les gisements colossaux d’énergie solaire, à cause – ironie du sort – du désert du Sahara. Sans compter un potentiel non négligeable en énergie éolienne. Pourquoi ne pas recourir à la télédétection pour localiser les eaux souterraines ? Cette idée brute est à affiner. Pour commencer, il serait utile de mettre sur pied une équipe pluridisciplinaire pour réfléchir sur la question.

D’autres pays, à l’image d’Israël, ont réussi à faire reverdir le désert. Pourquoi pas le Mali ?

Yaya SIDIBE

25 Juin 2010.