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Pour le président Blaise Compaoré, les États doivent comprendre que la clé du changement et le moteur des grandes transformations sociales résident dans l’éducation et la formation.

« Sur le continent, au regard de la faiblesse des indicateurs dans le domaine de l’éducation, qui montre l’importance et la multiplicité des défis à relever, nous ne pouvons que saluer la vision de la communauté éducative africaine faisant du savoir, un déterminant principal de la croissance et de la préservation des chances de développement des générations futures.

Les nations les plus prospères sont celles qui ont gagné le pari de l’instruction universelle et établi un système généralisé d’éducation et de formation tout au long de la vie.

Il n’est donc point besoin d’aller chercher loin pour comprendre que la clé du changement et le moteur des grandes transformations sociales résident dans l’éducation et la formation.

La question fondamentale reste la suivante : comment concevoir et piloter des systèmes d’enseignement, d’apprentissage et de formation à même de faire de l’individu un citoyen, une citoyenne capable de s’assumer et d’assumer des responsabilités de développement individuel et collectif ?

La Triennale qui nous rassemble aujourd’hui fera de nous les témoins d’un nouvel élan, les artisans de nouvelles résolutions, les témoins et les promoteurs d’un nouveau départ à la suite de huit biennales écoulées depuis celle tenue à Angers, en République française en 1993.

Nous ne pouvons donc économiser ni nos efforts, ni nos ressources, ni notre créativité pour assurer l’acquisition de compétences critiques dans un monde globalisant fait de compétitivité et de concurrence féroces, où seules l’expertise et l’excellence permettent de tirer son épingle du jeu.

Après deux décennies consacrées à l’éducation par l’Union africaine, je souhaite que ce forum nous offre l’occasion ultime de revisiter les axes stratégiques et modes opératoires envisagés pour donner un envol décisif à nos systèmes éducatifs et de formation professionnelle.

Ce changement de paradigme favorisé par l’approche intersectorielle, la gouvernance partenariale et participative devrait impacter la capacité des apprenants et apprenantes à produire, prendre des décisions, résoudre des problèmes, innover, apprendre à apprendre et réaliser des projets porteurs de développement.

« L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on peut utiliser pour changer le monde », disait le président Nelson Mandela. Ce sage de l’Afrique dont la réputation fait l’unanimité, a sans doute raison tant il illumine l’humanité par sa clairvoyance, son engagement profond pour la justice et la démocratie.

Le présent colloque présage de fructueux échanges ainsi que de larges perspectives dans les domaines-clés de l’investissement humain et de la promotion du bien-être ».

Propos recueillis à Ouagadougou par

Alexis Kalambry

16 Février 2012