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Cimetière de Sogoniko : Bittar paye une dette aux morts

Les travaux de construction de sa nouvelle gare avaient entrainé un engorgement du pont situé entre son domaine et le cimetière de Sogoniko. La conséquence en était que les eaux de ruissellement envahissaient le cimetière, emportant des sépultures pendant l’hivernage. Les populations du quartier ont maintes fois eu à en découdre avec les forces de l’ordre. Aujourd’hui ce souvenir est à oublier puisque l’opérateur économique vient de débourser plus de 8 millions de nos francs pour la réparation du pont.

C’est la salle de conférence de la mairie de la Commune VI qui a servi de cadre à la remise d’un chèque de 8 535 750 F CFA aux populations de Sogoniko par la société « Bittar-Trans », destiné à la réparation d’un pont devant endiguer les récurrentes inondations du cimetière du quartier. On y notait la présence du maire, Souleymane Dagnon, du coordonnateur des chefs de quartier de la Commune VI, Seydou Kanté, du chef de quartier de Sogoniko, Lacine Sangaré, et plusieurs autres invités. La société Bittar Trans était représentée par Nicolas Salim Bittar.

C’est devant tout ce beau monde que le chèque a été remis par Nicolas Salim Bittar aux autorités locales de Sogoniko. C’est donc elles qui vont être le maître d’ouvrage de la construction du pont et d’un mur entre cette infrastructure et le cimetière pour un coût total de 8 535 750 F CFA. Les travaux ont été confiés à l’entreprise « La Sahélienne de construction et d’aménagement », pour une durée d’exécution de 2 mois. Le pont sera d’une largeur de 5 m et d’une longueur de 7 m. Le poids-béton sera de 52 m3 avec le fer 12 en acier de 25 cm d’épaisseur.

On pouvait lire le grand soulagement sur les visages. Le chef de quartier a expliqué que par ce geste, Bittar vient de réparer un tort qui était fait à nos morts dont les sépultures étaient emportées pendant l’hivernage par les eaux de ruissellement. Lacine Sangaré et le coordonnateur des chefs de quartier de la Commune VI, Seydou Kanté, ont demandé que la hache de guerre entre Bittar et les résidents du quartier soit définitivement… enterrée.

A. Diakité

L’Indicateur du Renouveau du 23 avril 2012