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Depuis la chute du régime ATT en mars 2012 à la suite d’un coup d’état perpétré par le capitaine Amadou Haya Sanogo, certaines associations ou groupements politiques nés après les évènements du 22 Mars, ne tarissent pas de critiques contre l’homme et tout son clan qui ont fait en 2007 le « Takokelen » aux élections présidentielles avec la bénédiction de presque tous les maliens. C’est le cas aujourd’hui du bloc d’intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali (BIPREM- fasoko) une organisation patriotique qui a organisé ce mardi 21 mai 2013 une conférence de presse, et à la maison de la presse, sur certains problèmes du pays. Ladite conférence portait sur trois points essentiels : la plainte contre ATT, l’organisation des élections présidentielles, et la situation de Kidal et le cas du MNLA. Dès l’entame de la conférence, le secrétaire à l’information du BIPREM M. Alou Badra Diarra a lu une déclaration traitant les trois points à l’ordre du jour.

S’agissant du premier point qui concerne la plainte contre ATT, au BIPREM l’on est arrivé à la conclusion que la crise que vit aujourd’hui le Mali est arrivée par l’incapacité du président des 10 dernières années à gérer comme il faut les affaires du pays. Cette incapacité, à en croire le secrétaire à l’information, s’est traduite par la mal gouvernance, la corruption, la délinquance financière, le trafic de drogue… C’est dans le souci de rendre justice que le BIPREM a déposé, lundi 20 mai 2013 devant le procureur général près la cours d’appel de Bamako une plainte contre Amadou Toumani Touré pour haute trahison et crimes contre le Mali. Aux dires de M.diarra, malgré la chute de ATT, ce dernier continue d’agir sur la transition à partir de son exil doré au Sénégal.

Quant à l’organisation des présidentielles, le BIPREM, d’après sa déclaration a une position figée : pas d’élections sans la libération totale de Kidal et la sécurisation satisfaisante des villes de Tombouctou et de Gao. Ensuite le choix d’un jeune pour diriger le pays est l’une des préoccupations majeures qui est ressortie dans les explications de M. Diarra car dit-il, «ceux qui ont dirigé ce pays pendant 20 ans ne doivent plus revenir ».

Sur la situation à Kidal et le cas du MNLA, et de tous les groupes qui se « créent chaque jour », le BIPREM, dans sa déclaration fustige les positions prises par François Hollande, Président de la république de France et Dioncounda Traoré, Président de la république du Mali par intérim. Si le premier est accusé de tendresse politique et militaire avec les irrédentistes du MNLA, le second est accusé d’être sournois dans la gestion du dossier surtout avec la nomination de Tiebilé Dramé, chargé d’entamer le dialogue entre les autorités et le MNLA malgré l’existence d’un CDR.

A la question de savoir si le Bloc d’intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali n’est pas en mission pour quelqu’un, son président a été catégorique « nous sommes en bon termes avec certains leaders religieux comme Mahamoud Dicko, Ousmane Cherif Haidara mais ils ne sont même pas au courant que nous avons porté plainte contre ATT ». Pour Mr. Diarra, le BIPREM n’a pas les moyens financiers pour aller au bout de cette procédure mais en agissant moralement, le bloc peut y faire face avec le soutien de tous les citoyens.

Sekou Cissé

22 Mai 2013

Source : arawanexpress.com