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Portrait du Ministre de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et des Personnes âgées : Mamadou Sidibé

jpg_une-694.jpgCelui qui aura désormais la charge de conduire le département de l’Action humanitaire, de la Solidarité et des Personnes âgées n’est pas étranger à ces domaines pour avoir longtemps travaillé au ministère de la Santé.

Il est né le 6 mars 1950 à Akjoujt en Mauritanie. Mais c’est au pays, précisément à Kayes, qu’il entreprend ses études primaires à l’Ecole fondamentale de Kayes-Khasso. Puis, c’est le Lycée de Badalabougou à Bamako pour un baccalauréat en série sciences biologiques en 1970. Deux ans plus tard, Mamadou Sidibé s’inscrit à l’Ecole nationale de médecine et de pharmacie du Point G. Il y effectue des études supérieures sanctionnées par un doctorat en médecine générale en 1980. Toujours animé de la soif d’apprendre, Mamadou Sidibé s’envole alors pour la France. Dans l’Hexagone, il s’inscrit à l’Université de Rouen où il obtient un diplôme universitaire d’Ultrasonologie (spécialité échographie générale) en 1984. La même année, il décroche un certificat d’économie de la santé, de démographie et de sécurité sociale (spécialité de la santé, sécurité sociale). Le docteur Mamadou Sidibé est aussi détenteur d’un diplôme universitaire d’épidémiologie appliquée de l’Institut national de santé publique de Maurice de l’Université Victor Segalen et d’un DESS en système d’information et informatique médicale, analyse médico-économique. Au plan professionnel, le nouveau ministre de la Santé a derrière lui plus de 30 ans d’expérience en santé et en consultation, assistance technique, coordination de projet et collaboration avec les bailleurs de fonds. Il a été chargé de la gestion des ressources humaines au compte du ministère de la Santé. Entre 2008 et 2010, il travaille également pour la coopération belge comme assistant technique national dans le cadre de la mise en œuvre, du suivi et de coordination du Programme d’appui au développement sanitaire et social (PADSS) dans la Région de Mopti. Auparavant, entre 2006 et 2007, il avait été consultant international pour divers bureaux d’études dans le domaine de la santé et auprès du ministère de la Santé au titre de chargé des hôpitaux. Jusqu’à sa nomination, le docteur Mamadou Sidibé était directeur des ressources humaines du ministère de la Santé. Il est marié et parle français et anglais.

L’Essor du 26 Avril 2012


Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget : Tièna Coulibaly

jpg_une-678.jpgLe nouveau ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Tiéna Coulibaly, est l’un des cadres les plus connus de notre pays. Vers la fin des années 1980, il avait déjà dirigé le ministère de l’Economie qu’il retrouve aujourd’hui.

Né vers 1952 à Boré, dans le cercle de Douentza, Tièna Coulibaly fait ses études primaires de 1959 à 1964 dans son village natal, avant de poursuivre celles de second cycle primaire dans le chef-lieu de cercle. Il gagne Bamako et le lycée Prosper Kamara de 1969 à 1971. Avec son baccalauréat, il s’envole pour le Canada, où il étudie à l’Université Laval de Québec de 1971 à 1977. Avec un diplôme en sciences appliquées – spécialité agro-économie -, Tièna Coulibaly va aux Etats-Unis, à l’université Purdue dans l’Etat d’Indiana, où il décroche un Master of Sciences en agro-économie de 1977 à 1978. De 1981 à 1987, Tièna Coulibaly est conseiller technique au ministère de l’Elevage. De ce poste, il est sollicité pour occuper le poste de directeur général adjoint de la Société libyo-malienne de développement de l’élevage de 1987 à 1988. Il gravit les échelons et, de 1988 à 1991, occupe le poste de ministre des Finances et du Commerce.

Arrêté à la suite de la révolution de mars 91, il est acquitté à l’issue du procès « Crimes de sang » en 1993. En 2001, Tièna Coulibaly revient au devant de la scène pour occuper le poste de conseiller technique à la Mission de restructuration du secteur coton (MSRC). Depuis novembre 2008, il est le président directeur général de la Compagnie malienne de développement des textiles du Mali (CMDT) et s’emploie à sortir la filière cotonnière de l’ornière. C’est de ce poste qu’il vient revient au ministère en charge de l’Economie, des Finances et du Budget. Tièna Coulibaly aura la difficile mission de gérer les ressources de l’Etat dans un contexte particulièrement difficile et de renouer avec les bailleurs de fonds. Le nouveau ministre de l’Economie, des Finances et du Budget est marié et père de 4 enfants.


Ministre de la santé : Soumana Makadji

jpg_une-679.jpgCelui qui a, désormais, la charge du portefeuille de la Santé, Soumana Makadji, est un expert comptable, membre de l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Mali.

Agé aujourd’hui de 58 ans, il a participé depuis 1982 à plusieurs missions d’audit, à la mise en place de systèmes comptables en Europe et en Afrique. Il est actuellement gérant du Groupe malien d’informatique et d’audit comptable (GMI-Audit SARL). Soumana Makadji a acquis une bonne expérience des audits et des mises en place des systèmes comptables financés par les organismes internationaux au Mali et dans d’autres pays africains. Il justifie d’une longue expérience des missions menées conjointement avec « Price Waterhouse Coopers » et GMI-Audit. Son expérience couvre aussi les domaines de la planification stratégique, du suivi-évaluation, de l’analyse financière, du développement institutionnel et organisationnel, du conseil fiscal et social. Son expérience l’a souvent amené à travailler dans d’autres pays de la sous-région. Consultant depuis 25 ans, Soumana Makadji est détenteur d’un certificat supérieur juridique et fiscal, du diplôme d’expertise comptable, d’un diplôme d’études comptables supérieures (DECS) et d’une maîtrise es sciences économiques de l’université de Besançon en France. Il parle français et anglais.

par la Rédaction


Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire : Moussa Sinko Coulibaly

jpg_une-680.jpgLe portefeuille de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire est désormais de la responsabilité du colonel Moussa Sinko Coulibaly. Né à Bamako le 14 juillet 1972, le colonel Coulibaly est marié et père de deux filles et d’un garçon.

Après le Prytanée militaire de Kati, Moussa Sinko Coulibaly suit les classes préparatoires de la Flèche en France de 1990 à 1992. Il obtient en 1995, le diplôme de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr ; en 1996 un brevet de chef de section du Génie militaire de l’Ecole supérieure et d’application du génie d’Angers. De 2009 à 2010, il bénéficie d’une formation au Collège interarmes de défense de Yaoundé, d’un cours de planification opérationnelle KAIPTC à Accra au Ghana en 2006. Son expérience professionnelle le fait nommer instructeur permanent à l’EMIA de Koulikoro, d’octobre 1996 à septembre 1998. De 2000 à 2001, Moussa Sinko Coulibaly est nommé commandant de compagnie de la 261è compagnie et de support. Il est directeur de l’instruction de l’Ecole de maintien de la paix de 2010 jusqu’à sa nomination comme directeur de cabinet du président du CNRDRE. Polyglotte, le colonel Moussa Sinko Coulibaly parle couramment bambara, français, anglais et possède des connaissances en allemand et russe.


Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Yamoussa Camara

jpg_une-681.jpgLe colonel-major Yamoussa Camara est désormais le nouveau patron du ministère de la Défense et des Anciens Combattants. Il est né vers 1953 à Bancoumana dans le cercle de Kati.

Après avoir décroché une maitrise en langue russe à l’Ecole normale supérieure de Bamako, il opte pour le métier des armes. Ainsi en 1981, il est promu au grade de sous-lieutenant au terme de son cycle à l’école militaire interarmes de Koulikoro. Affecté à l’armée de terre, Yamoussa Camara est nommé instructeur permanent à l’EMIA de 1982 à 1983. Il occupe ensuite plusieurs postes comme : commandant de la 133è Compagnie nomade, directeur de centre de formation SNJ, chef de division OPS à l’Etat-major général des Armées, directeur du prytanée militaire de février 1996 au 30 mars 2000. De mai 2011 au coup d’Etat du 22 mars 2012, le colonel Yamoussa Camara était chef d’Etat major de la garde nationale.

Le nouveau ministre de la Défense et des Anciens Combattants est détenteur d’un diplôme de l’Ecole supérieure de la guerre (Tunis 2006-2007) et de plusieurs attestations, certificats, brevets. Chevalier de l’ordre national du Mali, il est aussi détenteur de la médaille commémorative de campagne « Assalam 2 », de la médaille du mérite militaire, de l’Etoile d’argent du Mérite national avec effigie abeille. Promu au grade de colonel-major pour compter du 1er janvier 2011, Yamoussa Camara pratique la course, la marche, l’agrès et le badminton. Il annonce comme priorité des priorités : la reprise de l’initiative au nord de notre pays.


Ministre du Commerce, des Mines et de l’Industrie : Ahmadou Touré

jpg_une-689.jpgLe nouveau ministre du Commerce, des Mines et de l’Industrie, Ahmadou Touré est un notaire de profession. Il est né le 4 février 1958 à Bamako. Il a fait ses études primaires de 1964 à 1972 à Gao.

Ensuite il poursuit ses études de 1972 à 1975 au lycée de Badalabougou à Bamako où il obtint son baccalauréat en série philosophie-langues. Il s’envole ensuite pour la France. En 1982, il obtient un diplôme d’études approfondies de droit des affaires à l’Université de Paris-Nord. Deux ans plus tard (1984), il a un doctorat de 3è cycle de droit des affaires et de droit économique toujours à l’Université de Paris-Nord. Après ces brillantes études, il rentre au pays pour ouvrir étude en 1986. Il détient son certificat d’aptitude à la profession de notaire. Le nouveau ministre du Commerce, des Mines et de l’Industrie sera pratiquement en terrain connu. En effet, il a accumulé une solide expérience dans la maîtrise des procédures de constitution de sociétés, de restructuration, de rachat de participation et de conseils. Ce qui lui valu la confiance de plusieurs sociétés minières opérant au Mali auxquelles, il apporte appui et assistance dans le domaine de la mise en place de concours bancaires pour le développement de mines. Il a également joué le rôle de facilitateur entre l’Etat et les entreprises du secteur minier.

Il a aussi participé à une formation auprès de l’Institut norvégien d’études et de formation en exploitation de champs pétrolifères (PETRAD) en novembre 2009 à Abidjan. Dans le domaine bancaire et financier, Ahmadou Touré a assuré le montage juridique de plusieurs dossiers d’agrément de banques ou de leur mise à jour auprès des autorités monétaires (BMS, BICIM, BIM-SA, Fusion BDM-BMCD, BCS-SA) ainsi que plusieurs institutions de micro finance. Il a procédé à l’adaptation institutionnelle de la cellule d’appui à la micro finance. Ahmadou Touré a également longtemps enseigné à l’Ecole nationale d’administration (ENA) et l’Ecole des hautes études et pratiques (EHEP). Il a été aussi chargé de cours dans plusieurs établissements supérieurs privés de la place. Ahmadou Touré est marié et père de 4 enfants. Il aime le sport (tennis et aïkido) et la lecture.


Ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et des Réformes administratives et politiques, chargé des Relations avec les Institutions : Mamadou Namory Traoré

jpg_une-682.jpgLe nouveau ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et des Réformes administratives et politiques, chargé des Relations avec les Institutions, s’appelle Mamadou Namory Traoré.

Titulaire d’un doctorat de 3è cycle en Gestion et économie appliquée passé à Paris IX-Dauphine sur le thème : « Contrôle de gestion des hôpitaux au Mali », Mamadou Namory Traoré est un touche-à-tout, pétri d’expérience. Du haut de ses 63 ans, il a bouclé en 2011 sa riche carrière de fonctionnaire avant de se tourner en décembre de la même année vers le secteur privé. Avant sa nomination au gouvernement, il était un consultant indépendant, chargé de conduire une étude sur les avantages comparatifs des partenaires techniques et financiers du Mali dans le cadre de l’élaboration de la stratégie d’assistance. Au sein de l’administration d’Etat, l’homme a gravi nombre d’échelons. Il fut tour à tour directeur de cabinet du Premier ministre (février 1987 – juin 1988) puis directeur de cabinet au ministère de la Santé publique et des Affaires sociales (juin 1988 – juin 1989).

Il a également présidé la commission technique de coordination du Programme de réforme des entreprises publiques. Mamadou Namory Traoré a aussi été directeur de la planification et de la formation sanitaire et sociale au ministère de la Santé publique et des Affaires sociales. À ce titre, il s’occupait de l’élaboration et du contrôle de l’exécution des plans de développement socio sanitaires. Il a également été conseiller temporaire auprès de l’OMS pour le Programme de lutte contre l’onchocercose en vue de l’évaluation de la capacité opérationnelle du Burkina et de la Côte d’Ivoire à assumer la dévolution des activités de lutte contre l’onchocercose aux structures nationales. Il a longtemps servi au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, comme directeur de la coopération internationale (1989/1994). Il devient ensuite le conseiller de l’ambassadeur des Pays-Bas au Mali pour le suivi des programmes et projets dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du développement rural. Titulaire d’un baccalauréat en série Sciences exactes en juin 1968, il est coauteur d’un ouvrage intitulé « Le Mali, le Paysan et l’Etat » paru aux éditions l’Harmattan en 1982.


Ministre délégué auprès du ministre de la Jeunesse, du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, chargé de la Jeunesse et de la Formation professionnelle : Bruno Maïga

jpg_une-683.jpgLe ministre délégué auprès du ministre de la Jeunesse, du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, chargé de la Jeunesse et de la Formation professionnelle, est né le 28 septembre 1952 à Ségou.

Membre de la promotion 1971-1975 de l’Ecole normale supérieure de Bamako section philo-psycho-pédagogie, il a décroché un Ph.D en sciences des arts en 1986. Sa carrière professionnelle débute à l’Institut pédagogique national où il est chargé de recherche entre 1975-1976. De cette date jusqu’en 1981, il occupe le poste de directeur de la compagnie du Théâtre national du Mali. Il est ensuite chef de section à la Direction nationale des arts et de la culture (DNAC) avant revenir à la tête Théâtre national du Mali. Toujours dans le domaine de la culture, il a aussi été chef de la promotion artistique et littéraire à la DNAC. De 1993 à sa nomination au gouvernement, Bruno Maïga était le chef du service du courrier, des archives et de la documentation au secrétariat général de la présidence de la République. Il enseignait aussi en qualité de vacataire à la Flash et au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté. Marié et père de quatre enfants, le ministre délégué chargé de la Jeunesse et de la Formation professionnelle est chevalier, officier et commandeur de l’Ordre national du Mali.


Ministre de la Jeunesse, du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle : Mamadou Diakité

jpg_une-684.jpgMamadou Diakité qui prend la tête du ministère de la Jeunesse, du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle est né en 1950 à Bamako. Celui qui deviendra plus tard un magistrat de classe exceptionnelle passe son baccalauréat philo-langues au lycée Prosper Kamara en 1970.

Il passe ensuite, en 1974, à l’Université de Dakar une licence en sciences juridiques (option administration publique). Puis c’est un diplôme d’études supérieures (DES) en droit (administration publique et droit interne) obtenu à l’Université de Paris I. Il y retourne pour décrocher en 1985 un doctorat de 3è cycle. Le thème de sa thèse est : « Le contrôle juridictionnel de l’administration en République du Mali ». En qualité de spécialiste du droit administratif, Mamadou Diakité a longtemps servi au sein de l’appareil législatif cumulativement avec sa fonction de conseiller à la section administrative de la Cour suprême. Fonction qu’il a exercée pendant dix ans (1976-1986). À l’Assemblée nationale, il débute comme secrétaire législatif en 1979 avant d’y être promu au poste de secrétaire général en 1986. A l’avènement de la démocratie en 1991, Mamadou Diakité, alors secrétaire général de l’Assemblée nationale, est désigné membre de la Commission technique chargée de l’élaboration de l’Acte fondamental de la IIIè République, des textes relatifs aux partis politiques et au Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP). Il faut dire que déjà en 1981, il était membre de la Commission technique chargée de la révision de la Constitution de 1974.

Entre 1991 et 1999, il est directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). En 1999, il fait partie aussi des membres de la « Commission loi constitutionnelle » du Forum politique national chargé de la relecture de la Constitution de 1992. Il est, plus tard, nommé au poste de Directeur national adjoint des affaires judiciaires et du sceau entre 1999 et 2004. Depuis cette date jusqu’à sa nomination dans le gouvernement, Mamadou Diakité était le Coordonnateur national du projet PNUD/MALI dénommé « Appui à la promotion et la protection des droits humains » (APPDH). Outre sa profession de magistrat, le nouveau ministre de la Jeunesse, du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle est également un enseignant-formateur. Pendant longtemps, il a animé des sessions de formations sur les droits humains après avoir dispensé des cours à l’Ecole nationale d’administration (ENA) entre 1984/85 et à l’Ecole Centrale pour l’industrie, le commerce et l’administration (ECICA).


Ministre de la Famille, de la Promotion de la Femme et de l’Enfant : Mme Alwata Ichata Sahi

jpg_une-685.jpgLe ministre de la Famille, de la Promotion de la Femme et de l’Enfant, Mme Alwata Ichata Sahi, était chef de cabinet au ministère du Logement, des Affaires Foncières et de l’Urbanisme au moment de sa nomination au gouvernement.

Née le 27 mars 1961 à Gao, Mme Alwata Ichata Sahi y a effectué ses études primaires à l’école catholique privée. C’est là qu’elle est admise au DEF en 1978. Elle entre ensuite au lycée régional de Gao où elle obtient le baccalauréat en 1982. Ce parchemin lui ouvre les portes de l’Ecole normale supérieure. En 1987, elle est diplômée de l’EnSup (spécialité anglais). Mme Alwata Ichata Sahi est également détentrice de plusieurs diplômes et attestations dans le cadre du renforcement de capacités après de nombreux stages et formations. Professeur d’enseignement secondaire de formation, elle accumule les expériences en matière de gestion et de protection de l’environnement, de promotion de la femme, du management, de la formation et de l’organisation des associations de femmes et de jeunes. Le nouveau ministre est membre fondateur d’une coopérative de jeunes diplômés sans emploi s’occupant de l’environnement et de questions de population.

Entre 1993 et 1998, elle est présidente de la Coopérative des femmes pour l’éducation, la santé familiale et l’assainissement (COFESFA). De 1995 à 2002, elle est conseillère municipale en Commune II de Bamako. Parallèlement, elle est consultante et facilitatrice de plusieurs ateliers de formation. Chef de projet à plusieurs reprises, elle participe à plusieurs stages et formations. Mme Alwata Ichata Sahi est très active dans la vie associative. La native de Gao parle français, anglais, sonrhaï, tamasheq, bamanan et haoussa. Elle est médaillée du Mérite agricole du Mali dans le cadre de l’environnement et chevalier de l’Ordre national du Mali. Elle a pour passe-temps la cuisine, la lecture, la musique et la marche.


Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Harouna Kanté

jpg_une-686.jpgLe ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique est désormais dirigé par un docteur ingénieur en constructions civiles. Harouna Kanté a été nommé vérificateur au Bureau du Vérificateur général du Mali (BVG) de mars 2005 à janvier 2012.

Auparavant il avait assumé les fonctions de contrôleur au Contrôle général des services publics du Mali de 1992 à 2004 et de professeur à l’Ecole nationale des ingénieurs de Bamako de 1995 à 2011. Détenteur d’un doctorat de l’Ecole nationale supérieure des mines de Paris, le nouveau ministre a dispensé à l’ENI des cours de mécanique des sols et fondations, des structures de ponts. Outre le doctorat mentionné plus haut, Harouna Kanté est détenteur d’un DEA de l’Ecole nationale des ponts et chaussées (université de Paris VI) et d’un Certificat d’aptitude professionnelle à l’enseignement technique de l’Ecole normale supérieure de Cachan. Il est aussi spécialiste de la formation des adultes de l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle en finances publiques (INTOSAI). Agé de 58 ans, le ministre Harouna Kanté maitrise les outils informatiques classiques comme Word, Excel, Powerpoint, Ms Projet. Il écrit et parle couramment l’anglais. Il est marié et père de deux enfants.


Ministre de l’Equipement, des Transports, du Logement et de l’Urbanisme : Mamadou Coulibaly

jpg_une-687.jpgMamadou Coulibaly qui prend en charge le portefeuille de l’Equipement, des Transports, du Logement et de l’Urbanisme est un administrateur civil de classe exceptionnelle qui occupait les fonctions de secrétaire général au ministère du Logement, des Affaires Foncières et de l’urbanisme depuis avril 2010.

Né à Bougouni il y a 54 ans, Mamadou Coulibay a effectué ses études primaires dans cette localité avant d’être orienté au lycée Askia Mohamed où il passe son baccalauréat, série philo-langues en 1977. De 1977 à 1983, il est inscrit à l’Ecole nationale d’administration. En 1984, il est intégré à la fonction publique dans le corps des administrateurs civils. Chef d’arrondissement de Farach (cercle de Tombouctou) de 1986 à 1987, puis à Diaramana (cercle de Bla) de 1987 à 1988, il poursuit sa carrière d’administrateur par Nara (deuxième adjoint au commandant de cercle) et Ségou (premier adjoint). Mamadou Coulibaly a été le président de la délégation spéciale à Ségou avec les fonctions de maire en 1997 et membre de la délégation spéciale en Commune VI en 2003. Inspecteur en chef adjoint à l’inspection des domaines et des affaires foncières en 2008, il effectue plusieurs missions de contrôle, de vérification et d’assistance à l’intérieur et dans les ambassades et entrepôts du Mali dans le cadre de la gestion domaniale, foncière et du développement urbain.

Il est rapporteur général des assises professionnelles des Etats généraux du foncier en 2009. Depuis avril 2010, il était donc le secrétaire général du ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme. Très actif dans la vie associative, Mamadou Coulibaly préside l’Association pour le développement du cercle de Bougouni. Il est également secrétaire général de l’Association pour le développement intégré des cercles de Bougouni, Yanfolila et Kolondièba dans la Région de Sikasso. Il a participé à plusieurs stages et formations. Marié, père de 4 enfants, Mamadou Coulibaly parle bambara, sonrhaï, français et anglais. Il a pour passe-temps la lecture et le sport.


Ministre de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme : Mme Diallo Fadima Touré

jpg_une-688.jpgMme Diallo Fadima Touré, en charge désormais de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme, est née à Ségou en1952. Après un bac en série sciences biologiques, elle s’inscrit à l’Ecole nationale d’administration (ENA) d’où elle sort en 1977 avec une maîtrise en sciences économiques.

Elle complète sa formation en gestion des finances municipales à l’université de Montréal en 1985, et en management des organisations à l’université d’Atlanta en Géorgie aux Etats unis en 1996. Au Mali, Mme Diallo Fadima Touré peut être créditée d’une riche carrière professionnelle au ministère des Finances et à celui de l’Administration territoriale. Inspectrice des impôts et des domaines, Fadima Touré a occupé des responsabilités dans la gestion du patrimoine cadastral de l’Etat et des collectivités du Mali. C’est ainsi qu’elle assura la direction du contentieux et de la statistique de la Direction régionale des Impôts de Bamako. Mme Diallo Fadima Touré était jusqu’à sa nomination, vice-présidente de SNC-Lavalin International Inc., une grande entreprise internationale spécialisée dans le domaine de l’ingénierie des affaires basée au Canada. Elle a publié de nombreux articles dans des revues comme Finances et Développement du Fonds monétaire international (FMI). Elle a élaboré également plusieurs thèmes d’études pour l’ENA du Mali, l’Assemblée nationale, l’Université de Bamako (2002) dans les domaines des finances publiques, de la gestion domaniale et du marketing international. Le nouveau ministre de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme parle couramment le français et l’anglais.


Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Malick Coulibaly

jpg_une-695.jpgLe nouveau ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly, est né le 14 octobre 1971 à Bamako. Après un bac en série langues et littérature, il entre à l’Ecole nationale d’administration du Mali (ENA) où il passe une maîtrise en droit privé.

Ce diplôme lui ouvre les portes de la faculté de droit de Paris X Nanterre en 1999 (maîtrise droit privé) puis celles de la faculté de droit de Montpellier (DEA droit privé fondamental et doctorat en droit privé et sciences criminelles) et de l’Institut de formation judiciaire. Malick Coulibaly a été successivement chef du Département d’études et de recherches (DER) de droit à l’université Mandé Bukari d’octobre 2004 à juin 2009. Il a aussi été chargé de travaux de cours magistraux et de travaux dirigés à la Faculté de sciences juridiques et politique de Bamako (FSJP) où il enseigna le droit civil, le droit des obligations et de biens, le droit de successions et régimes matrimoniaux etc. Il fut substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kati jusqu’en septembre 2008. Il y était chargé des orientations des PV d’enquête préliminaire, l’analyse des plaintes, l’audition des personnes, le contrôle de la régularité des mesures de garde à vue, le règlement des dossiers d’information, y représentait le ministère public à l’audience correctionnelle et veillait à l’exécution des décisions de justice.

En 2008, il démissionne de la magistrature, pour signifier son mécontent contre la non exécution d’une décision judiciaire. L’affaire fait alors grand bruit.

Il se reconvertit dans la consultation privée. Jusqu’à sa nomination, Malick Coulibaly était expert en formation en droit humain au Programme d’appui conjoint des Nations unies à la promotion des droits humains et genre (PCDHG). Le nouveau ministre est l’auteur de nombreuses publications dans le domaine judiciaire parmi lesquelles on retient « les voies de recours extraordinaires en droit malien » ; « la saisie immobilière selon le droit communautaire OHADA » ; « la criminalité chez l’adolescents au Mali » etc. Marié et père de trois enfants, Malick Coulibaly parle le français et l’anglais. Ces hobbies sont la lecture et la marche.

L’Essor du 27 Avril 2012