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Le 17 février 1607, était présenté à Montone en Italie le premier opéra européen. L’Orfeo de Monteverdi marquait alors la naissance d’un nouveau genre musical. Quatre cent ans plus tard, jour pour jour, sur les rives du fleuve Djoliba, se dressent des voix qui racontent la rencontre entre le Sahel et les mondes du couchant. “Bintou Wèré” , un opéra du Sahel est né, flamboyance des coeurs et des sols bambara, wolof, malinké, créole, moré Opéra moderne prolongeant dans sa conception plurielle les acquis de fortes traditions enracinées dans l’humus ocre ou noir ou blanc de cette partie du monde.

Au début, cet Opéra était le rêve d’un homme qui croyait au génie créateur du continent africain où il vécut une partie de sa vie. Cet homme est le prince Claus des Pays-Bas. Passionné par les arts, il nourrit, il y a des années l’idée d’un Opéra qui se jouerait au coeur de l’Afrique, un Opéra où des musiciens virtuoses, des acteurs et des danseurs africains pourraient faire la démonstration de leurs talents, offrir au monde la luxuriance des cultures du Sahel à Bamako.

Aujourd’hui, avec cette première de l’Opéra du Sahel à Bamako, c’est le samedi 17 février, que les plus hautes autorités de notre pays et de nombreux diplomates s’étaient donnés rendez-vous sur les berges du fleuve Niger au Palais de la Culture. Cette cérémonie de lancement était présidée par Son Excellence M. Ousmane Issoufi Maïga, Premier ministre et les princes et princesses des Pays-Bas venus spécialement pour assister à la réalisation d’un des rêves de leur défunt père, le Prince Claus. A leurs côtés, le ministre de la Culture du Mali et l’Ambassadeur des Pays-Bas au Mali.

LA SATISFACTION ETAIT AU RENDEZ-VOUS

Cette cérémonie a démarré par les mots de bienvenue de Cheick Oumar Sissoko, qui a souhaité une très bonne soirée aux uns et aux autres. Quant au prince des Pays-Bas, venu pour l’occasion, il n’a pas manqué de remercier le gouvernement malien pour les efforts de soutien. Ensuite, la scène fut alors laissée aux artistes de prouver ce dont ils sont capables.

Sous les ovations d’un public nombreux qui a fait le déplacement, l’Opéra a démarré dans l’obscurité totale. Nombreux sont ceux qui étaient émerveillés par le décor, la lumière, les costumes. Pour une première organisation tout s’est déroulé comme prévu. Malgré la durée de 2 heures le public a été tenu en haleine jusqu’au dernier moment . La satisfaction était à son comble.

Moussa KONDO (Stagiaire)

20 février 2007.