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L’inquiétude des Maliens s’aggrave à partir du constat d’échec de la négociation entre le CNRDRE et la Cédéao. La surprise du peuple malien est que de plus en plus ce sont des intérêts individuels qui sont en train de prévaloir sur l’intérêt national.

Sinon comment comprendre que le CNRDRE, depuis le 22 mars, qui avait déclaré que c’est le Mali et seulement le Mali qui est sa préoccupation, crée une situation de blocage pour ce même pays ? Car qui peut dire aujourd’hui ce que sera le Mali le 22 mai 2012. mais ce que l’on sait avec certitude c’est la position des bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers (PTF) vis-à-vis de notre transition. L’Union européenne et les Américains ont dit publiquement qu’ils arrêtent toute coopération avec le Mali si ce n’est pas un civil qui dirige la transition.

Tous les grands projets dans notre pays (infrastructures, école, santé) sont menacés Et dans un mois, avec l’hivernage, on risque de ne pouvoir quitter Bamako pour Ségou. Sur ce trajet, des ponts importants ont été défaits dans le cadre de la construction de l’autoroute Bamako-Ségou. Si ces ponts ne sont pas rétablis, le trafic sera impossible entre Bamako et Ségou. Les appuis budgétaires sont-ils en vigueur pour l’Etat du Mali pour se rassurer de son fonctionnement continue.

Face à un tel chaos éventuel qui ne peut pas être l’objectif du CNRDRE nous l’espérons, il est bon qu’il y ait une communication entre le CNRDRE, le président de la République par intérim et le gouvernement et les partis politiques pour sortir notre pays de l’impasse car ce n’est en l’honneur de personne que le Mali soit dans une situation pire que sous ATT.

M. S.

14 Mai 2012