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Peut on parler de pays africain modèle après avoir vu, lu et entendu les évènements qui se déroulent présentement en Afrique du Sud?

Assurément non! Toutes ces meurtrissures nous prouvent à suffisance que l’on tend plutôt vers la modélisation de la bêtise humaine, de la monstruosité à visage découvert, de ceux qui jadis étaient appelés par nous: « Brother« .

Quelle infamie! Pour ce pays que l’on imaginait grand de par sa taille, de par ses ressources, son génie et que sais je encore! Devant de telles horreurs, le démon lui même, par dégoût, a détourné les yeux. Pour ma part, la vue de ces horribles scènes me donne des crampes d’yeux.

Oh my God! C’est toute la trouvaille que vous réservez à cet illustre Grand Homme qu’est Nelson Mandela au crépuscule de sa vie?

Décidément! « The shame is growing under the shadow » (vous m’obligez à « dégoiser » votre langue pour me faire comprendre).

Etait il besoin de forger un raccourci pour assassiner la crédibilité de vos responsables?

Que comprendre de ce grand pays que l’on voulait locomotive du continent, à l’heure de la mise en oeuvre des grands desseins de l’Afrique, locomotive qui semble avoir perdu ses chevaux vapeur pour ne devenir, selon votre gré, qu’une 2CV.

Que nenni! Aucun de vos frères étrangers n’a amené dans sa valise ces maux qui ont pour noms: disette, cherté de la vie, manque d’emploi, inflation …..

L’Afrique a besoin de chacun de ses enfants pour se développer et rayer à jamais de son vocabulaire la famine, la pauvreté, la maladie, l’angoisse, pour ne parler que de celles ci. J’ai la profonde conviction que nous sommes proches du but.

Ce n’est pas le moment de confondre marche avant et marche arrière. Nous n’atteindrons pas de sitôt la cimede l’arbre du développement socioéconomique, si nous passons notre temps à nous regarder par la fente de nos culottes.

Non! Mes chers « Brothers« , l’Afrique ne saurait plus être colonisée, encore moins par ses propres fils. Aux sages du Continent Africain: levez vous! Assumez vous! Vos efforts ne peuvent être vains. La guerre ne commence pas seulement avec les fusils, les canons, les chars et les bombardiers.

Elle commence aussi comme elle a commencé en Afrique du Sud, lorsque des Africains s’arment de gourdins, d’objets contondants, de machettes, de feu, pour tuer leurs frères et soeurs sous des prétextes bidons. Cette guerre qui vient de commencer n’a que trop duré. Il y a de quoi crier Haro sur le baudet !

A ces créatures démoniaques, je m’en vais dire ceci: Vos fesses doivent vous servir à vous asseoir autour d’une table pour discuter de vos problèmes, afin de trouver des solutions idoines. De grâce, ne les considérez pas comme de vulgaires usines à gaz.

Ceux que, aujourd’hui, vous immolez par le feu, figuraient parmi ceux là qui ont pleuré avec vous et qui ont essuyé vos larmes lors de l’hécatombe de Soweto. Il ne sera nullement question de « SS iser » le pays de Mandela que, si pouvoir m’était confié, j’allais ériger en Patrimoine de l’Afrique.

Au carrefour de moultes difficultés, la priorité doit forcément revenir à « Monsieur Raison Gardée« . S’il vous reste encore un peu de jugeote, comprenez que l’arbre de vie ne sera jamais planté dans le cimetière. En élisant domicile dans l’enfer, vous n’apitoierez personne en prétendant craindre la chaleur.

Dans quel pays au monde délivre t on des visas d’entrée à la pauvreté? Au fait, qui connaît le nom de famille de Pauvreté? Sa nationalité? « Brother« , si tu ne connais pas le nom de ton voisin, appelle le « homonyme » parce que c’est sûr que vous avez les mêmes problèmes, dixit un dicton de chez nous.

Quand il y a incendie, il est ridicule de vouloir aller se déshabiller avant de venir chercher à l’éteindre. La mobilisation de l’armée se doit urgemment urgente. On n’éteint pas un incendie en urinant dessus. Chacun de nous est renvoyé à son seau d’eau.

Marnadou Roche Kéita

Carrefour: Raison Gardée; Angle:

Sauvegarde la Dignité

28 Mai 2008