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Il est temps et grand temps que nos gouvernants se mettent en tête qu’à propos de cette sale guerre imposée au Mali, les dés sont pipés depuis fort longtemps. A ce propos nous, les profanes, avons su identifier les vrais amis voisins de notre pays. Le Mali s’est vu trahi depuis belle lurette. Pour que la paix revienne, on nous demande de dialoguer parce que parmi les assaillants, il y a nos frères maliens. Depuis quand se met-on à nous apprendre qui et qui sont des Maliens ? Quelle prétention ! Le Malien sait mieux que quiconque qui est son frère et sa sœur ? Il ne sied pas à un non malien de nous l’apprendre.

Nous ne sommes pas surpris pour autant quand on sait que la médiation s’est mystifiée en se médiatisant à l’excès, en ouvrant des corridors pour d’éventuels replis stratégiques de certains assaillants camouflés sous le manteau des Qataris et autres qui leur tendent la sébile, en héliportant les blessés du mlna, (mérite-t-il la majuscule ?) en faisant une confusion délibérée entre « en sardine » et mlna, en cherchant à impliquer le QATAR dans la médiation fut-il un grand bailleur de fonds ? QATAR CHARITY se serait-il mué en tant que pays islamique en lubrificateur des causes de discorde et de guerre ? Moi je suis toujours étonné que les applicateurs de la charia jouent aux accointances avec un catholique qui est médiateur (je n’ai absolument rien contre les caholiques, bien au contraire,je partage tout en commun avec eux parce qu’ ils sont mes cousins de même père et de même mère.) Que cachez-vous donc ? Les déambulations récentes des agresseurs à la lisière de Konan ont été qualifiées par certaines presses de la sous région comme « une nique, un pied de nez, une frousse de l’armée et de la population malienne ».

Le peuple malien fait confiance en son armée même si à un certain moment elle a eu des déboires. Tel le phénix elle renaîtra de ses cendres et fera frémir ses détracteurs. En tout cas, les Maliens n’en seront pas étonnés. Comme nos griotes et griots l’ont dit et repété, on a jeté la honte sur les Maliens. Soit, mais il faut aussi s’approprier cet adage qui dit que : « tant que le feu de brousse n’est pas éteint, une sauterelle ne se doit pas d’aller présenter ses condoléances à sa voisine Dont acte ! les récents trémoussements des élucubrationnistes m’amènent à marteler à nos gouvernants que ces gens-la ne veulent absolument pas de dialogue et que partant, il n’y a pas lieu de se rendre à Ouagadougou à moins de n’y aller que pour manger des pintades braisées car eux posent déjà des ultimatums avant tout dialogue.

Il y a lieu de se dire qu’en tant que chef de famille, on n’attend pas le secours des voisins avant de se défendre. Il ne saurait plus être question d’attendre une quelconque intervention avant de commencer à faire avancer nos positions sur le terrain. Et comme on le dit chez nous: » ne craignez pas la merde pour tomber dans le trou duquel elle sort « . Pour moi, la véritable guerre demeure entre nous dans nos propres antagonismes. On nous a assez rabâchés les oreilles en se culpabilisant les uns les autres sur un tapis de querelle de chiffonniers. Si appel aux pompiers doit être fait, c’est pour le Nord et non entre nous.

L’Indépendant du 10 jan 2013