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Déjà les rémunérations régulières des responsabilités de nos autorités administratives et politiques sont assez coûteuses pour le contribuable malien. Mais, de plus en plus d’autres privilèges sont créés sans aucune base légale. Cela pose problème.

L’on sait le poids des dotations de carburant sur le contribuable. Des ministres, des gouverneurs, des directeurs généraux, des PDG, qui chacun avec 3000, 1000 ou 500 litres par mois créent une saignée au Trésor public. Et tout le monde sait que ces dotations ne sont pas utilisées à bon escient.

Des fistons, des copines, des amis se promènent avec des carnets de tickets de carburant appartenant à des officiels pour les distribuer ou les revendre au rabais. On entend aussi au sujet des privilèges illégaux, l’existence de quotas sur les lots à usage d’habitation pour des ministres, gouverneurs et hauts fonctionnaires. Des quotas de pèlerins que l’Etat cède à des ministres et à des gouverneurs aux frais du contribuable. Des quotas de logements sociaux cédés aux ministres, aux gouverneurs et autres personnalités politiques et administratives aux dépens des vrais nécessiteux.

Ainsi, l’opinion nationale est témoin qu’un gouverneur est devenu milliardaire à partir de la spéculation foncière grâce aux quotas que les maires lui cèdent à chaque lotissement. L’opinion nationale est témoin des tripatouillages inadmissibles sur les marchés publics.

Face à ces fonctionnaires qui se sont illicitement enrichis, l’un des défis du président qui sera élu en 2012 sera l’expropriation pure et simple des fonctionnaires propriétaires terriens. Il devra aussi moraliser, à défaut de la supprimer, l’utilisation du carburant par l’administration publique.

04 Janvier 2011