Partager

une-3229.jpgBillal Ag Achérif, bandit et mercenaire, est venu à Bamako. Lui qui se croit président du Mnla, et de son utopique Azawad, a faim et soif. Il a été obligé de faire comme les autres. Le retardataire à Koulouba s’est rendu compte que les Maliens n’ont pas besoin de lui. Il était au Grand hôtel ; des gens lui ont rendu visite, pour ne pas dire tout Kidal qui est à Bamako. Il a été Koulouba où il a compris que le Mali n’est pas ce qu’il pensait. Mieux, le retardataire ne voulait même plus retourner à Kidal, tellement il a eu droit aux honneurs. Mais qu’il sache que les Maliens sont comme ça. Ce sont des mercenaires comme lui qui sont venus «foutre» le pays dans les difficultés, qui les dépassent eux-mêmes aujourd’hui. Le secrétaire général du Mnla n’a pas cessé de prononcer le mot «Azawad». Pour lui, «enfin le nord du Mali redevient la région de l’Azawad». Selon lui, le retour dans la grande famille malienne est définitif. Ce que nous comprenons, il fait bien la différence entre Azawad et Mali ; ce qui veut dire qu’il ne se sent pas du tout Malien. Comme pour dire qu’ils viennent à Bamako prendre l’argent du contribuable malien, pour acheter des armées, avec lesquelles ils tuent nos Fama et la population. Ça fait honte à notre pays. Billal n’est même pas Malien. Ce radié de l’armée nigérienne, mercenaire en Libye, est maintenant revenu au Mali, pour s’attaquer à la République, le 17 janvier 2012 à Ménaka, et fait descendre le drapeau malien. Le fauve affamé est bien obligé de quitter sa tanière pour trouver à manger.

Rien n’a changé
Dans la nuit du 23 au 24 juin 2016, la garde nationale a repoussé une attaque terroriste très tôt, à Intilit, dans le sud du cercle de Gao. Dans leur fuite, les assaillants ont abandonné une bonbonne d’explosifs non activée. L’échange de feu a fait un blessé léger parmi les Fama. Le même 24 juin 2016, il y a eu une très vive tension entre le Hcua et le Gatia à Kidal. Nos sources signalent que le Gatia a renforcé ses effectifs et ses capacités militaires dans la ville. Ce que le Hcua ne voit pas d’un bon œil. Les proches d’Iyad Ag Rhali ont demandé un allégement, en vain. Les deux groupes se regardent désormais en chiens de faïence. Au même moment, un véhicule a été incendié à Inabarom entre Hombori et Gossi sous les premières gouttes de pluies de la localité. Inabarom est située à environ 20Km de la grande mare de la contrée, ce qui a fait peur aux populations. Lesquelles, pendant ce mois de Ramadan, se réveillent tôt pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. Face à cette énième attaque, les populations n’étaient pas en mesure de fournir beaucoup de détails, car les assaillants, qui étaient venus à moto, n’ont pas perdu trop de temps après cette attaque. L’axe Gao-Hombori est devenu comme Tombouctou-Goundman avec des attaques à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit. Une tentative d’enlèvement de véhicule militaire à Tombouctou a échoué le vendredi dernier. Dans l’après-midi, avant la rupture du jeûne, le véhicule de ravitaillement des check-points de Tombouctou a essuyé des tirs de la part d’individus non identifiés. Il y a eu des blessés.

Un tableau sombre
Le mois de juin est le mois ayant enregistré plusieurs attaques et actes de banditisme. Du 06 au 07 juin 2016 à Ber, il y a eu l’enlèvement du porte-parole du Mnla, Effad Ag Arhafek. Le 12 juin, deux militaires maliens sont blessés suite à l’attaque d’une position des Fama ; le 20, assassinat du chef de poste militaire du Hcua à Ber. Du 21 au 22, a eu lieu l’attaque du check-point de Tombouctou couplée à une infiltration : 2 militaires blessés et 2 suspects arrêtés. Le 22 juin vers 02 h du matin à Bourem, Sidi Amar, localité située à une quinzaine de km de Diré, des individus armés et à motos ont rendu visite dans le village dans l’intention de piller des boutiques. Les assaillants, qui sont tous des sonrhaïs et militent dans les mouvements d’autodéfense, ont malheureusement trouvé sur leur chemin un combattant patriote du nom de Hamidou Dattou Touré qui va s’opposer à leur opération. Bilan : 02 morts, le résistant Hamidou et un autre des visiteurs mal intentionnés originaire de Diré. Voilà le tableau sombre qu’offre la région de Tombouctou. Les raisons sont pourtant connues, mais peut-être minimisées. L’une des premières raisons, certaines bases de milices sont à trois mois sans approvisionnement et pourtant l’Etat s’était engagé à le faire. Ensuite, la plupart des combattants sont en congé ; seuls les doyens et quelques responsables animent les camps. Une autre raison, la fête s’approche, les femmes, les enfants, enfin, toute la famille fonde son espoir sur le combattant qui doit honorer son titre de chef de famille.

Ce que le RPM avait dit
Voici que le Rpm disait en 2006 à propos de l’accord d’Alger : «Ceux qui ont pris les armes n’ont ni craint, ni hésité à prendre leurs responsabilités, toutes leurs responsabilités, face à un Etat dont ils savaient la grande faiblesse de l’Autorité. Il restait au Gouvernement, pour peu qu’il eût les mains libres et l’autorité assurée, à prendre les siennes. Hélas ! C’est en raison de tout ce qui précède que le Bureau Politique National du Rassemblement Pour le Mali, au nom de l’ensemble de ses cadres et militants ne saurait apporter sa caution à un tel document. Le Bureau Politique National du Rassemblement pour le Mali en appelle à la vigilance de tous les patriotes, démocrates véritables et sincères, de notre pays, pour dénoncer et se désolidariser d’un «Accord» qui n’est d’aucune manière une garantie pour la sauvegarde de la paix dans le nord de notre pays». Aujourd’hui, on peut affirmer qu’il avait raison ; tout ce qu’il avait soulevé comme réserve est présent dans l’accord d’Alger de 2015, que son gouvernement a signé. Alors, souffrez que les voies discordantes puissent dénoncer cet accord, comme le Rpm l’avait fait en 2006 !

Le Parena en mode pause
Le Parti pour la renaissance nationale (Parena) est en mode pause. Invité à participer à l’émission ‘Débats Politiques’ de Radio Klédu, le Parena a décliné l’invitation en faisant savoir à son animateur (de l’émission) que le Parena «est en congé pendant ce mois de Ramadan». Cela est nouveau, car on se souvient que l’année dernière, pour ne pas dire les autres années, le Parena a toujours participé aux débats sur les Radios. Peut-être que Tiébilé Dramé et ses camarades n’ont plus d’arguments, eux qui sont devenus muets depuis l’affaire de factures non payées du Bélier en chef ; après la marche de l’opposition, surtout après avoir annoncé que c’est le Mali qui importe le terrorisme chez ses voisins. Personne ne comprend pourquoi ce parti a refusé de venir parler de l’AN I de l’accord d’Alger, pour décortiquer le discours d’IBK, se prononcer sur la mise en place des autorités intérimaires et la nomination de Diagouraga comme Haut représentant du chef de l’Etat. En tous les cas, ce n’est pas faute de débatteurs, surtout avec des gens comme Djiguiba Keïta dit PPR, les jeunes Baby, Koïta et les autres. Le Parena est visiblement en mode pause pendant ce mois saint. Espérons que ça soit une tradition au Parena, un parti qui se résume à la personne de Tiébilé Dramé seule.

Isac, encore décrié
Le premier président de l’Assemblée du Mali de l’ère démocratique est le professeur Ali Nouhoum ; il a été choisi au détriment de Tiémoko Sangaré. Ali Nouhoum Diallo a fait dix ans à la présidence de l’Assemblée nationale, sans que personne n’entende de bruits de casseroles. Après Ali Nouhoum Diallo, c’était le tour du très dépensier Ibrahim Boubacar Keïta. Celui-ci qui aime tant les honneurs et le prestige. Le mathématicien Dioncounda Traoré a succédé à Ibrahim Boubacar Keïta. Sous lequel, personne n’a entendu parler de grève ou d’action de sabotage de la part des députés. Non plus durant le reste de son mandat, qui a été géré par le pingre Younoussi Touré, en une période pourtant mouvementée. IBK arrive au pouvoir, la famille s’y installe, et se croit tout permis. Isac Sidibé devient président de l’Assemblée nationale. Lors de sa première année de gestion, il fait 185 jours de missions. Dans le mois, il se tape près de 50 millions. Il a fait main basse sur les 82 véhicules et le mobilier de l’Assemblée nationale pour la réforme. Tout cela est gérée par sa fille dont le mari est fils du président de la République, le très contesté Karim Keïta. Aujourd’hui, les membres du bureau de l’Assemblée nationale, face aux dégâts, ont informé les autres députés de leur volonté de boycotter les travaux. Du jamais-vu au Mali !

Toujours les mêmes chiffres
Depuis un certain temps, nous constatons que la caisse d’épargne et de crédit Nyésigiso file du bon coton, du très coton, selon ses administrateurs. Qui, depuis quelques années, ses responsables ne donnent que les mêmes chiffres au cours de leurs différentes assemblées générales. L’année dernière comme cette année, la caisse a donné les mêmes chiffres. L’assemblée générale de l’exercice 2015 de Nyèsigiso a vécu le 18 juin dans la Cité des Balazans. Les chiffres ont parlé : total bilan 14 milliards 900 ; dépôt des membres 11,9 milliards cash, crédits alloués 13,465 milliards… Le tout pour un résultat positif (bénéfice) de 423 millions rien que pour l’exercice 2015. Nous pouvons sans risque de nous tromper affirmer que Nyèsigiso est une caisse stable où règne la bonne gouvernance… Nyèsigiso pour un mieux-être ! Un mieux-être qui se fait sur la base du faux, parce que ce sont les mêmes chiffres que la caisse fournit à la presse depuis plusieurs années. Une petite vérification nous a fait comprendre que depuis le coup d’Etat de 2012, Nyèsigiso tourne mal. Plusieurs sociétaires se plaignent, mais la direction et les membres du conseil d’administration ne leur donnent jamais la parole. Ils sont pris en otage alors qu’ils ont leur argent dans la caisse. La plupart des plaignants viennent des zones d’agriculture, qui s’apprêtent à venir devant la presse- avec les vrais chiffres- pour mettre à nu le mensonge des responsables de Nyèsigiso.

Le Reporter du 28 Juin 2016