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Ce n’est pas un secret de dire que la fermeture de toute entreprise entraîne des conséquences. Si d’une part le propriétaire ou promoteur d’une entreprise se sent dans l’obligation de licencier ses Travailleurs, d’autre part les Travailleurs eux-mêmes deviennent des victimes. Ces derniers n’auront plus non seulement de salaires par faute d’emploi, mais seront confrontés aux charges familiales. Ceci répond à la situation actuelle des Travailleurs remerciés de l’HUICOMA depuis le 5 Octobre 2007.

Déjà beaucoup d’entre eux ont leurs foyers menacés, puisque incapables d’assurer le quotidien de la famille. Citons les 56 cas de divorces déjà déclarés. La fermeture de l’HUICOMA a mis plus 409 maliens dans la rue.

A partir de ceux-ci, nous pouvons imaginer plus de 4090 personnes affamées. Car au Mali une personne en activité nourrit dix bouches.
Le Réseau de communication, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a animé une conférence-débat le samedi dernier à l’espace d’expression démocratique Kayira sur le thème : « bilan des privatisation au Mali :
existe-t-il d’autres alternatives dans un contexte de mondialisation
 » ?

La salle de l’espace d’expression démocratique de Kayira a été prise d’assaut par les auditeurs et auditrices de la dite radio et d’autres personnes ressources pour participer à la conférence débat sur le bilan des privatisation au Mali. Un thème très important, car le continent africain souffre de la liquidation des sociétés et entreprises d’Etat crées par les pères de l’indépendance en Afrique.

Cette conférence-débat était animée respectivement par le Professeur Balla Konaré de la FSJEP, Dr. Oumar Mariko, Ibrahima Diarra du collectif des syndicats de l’HUICOMA et de Zakariayaou Diawara, secrétaire général de la filière coton de la zone CMDT.

En prenant la parole, Dr. Mariko fait une synthèse sur la collaboration entre le Réseau Kayira et la Fondation Rosa Luxembourg. Elle évoqué l’expérience de la création du parti communiste crée par un groupe de trois personnes et avaient pour mission l’instauration d’une vison socialiste pour répondre aux besoin de la classe laborieuse et surtout le rôle de la femme au sein des instances décisionnelles. Avant de souligner l’Etat des privatisation de nos sociétés et entreprises d’Etat.

Quant au professeur Konaré Balla qui a fait ressortir de la déviation totale de la volonté du premier président et de ses compagnons qui ont chassé les Blancs et de prendre contact avec les pays de l’Est en vue de répondre favorablement au souci du peuple. C’est d’ailleurs dans ce contexte que le Franc Malien fut crée ainsi que les sociétés et entreprises d’Etat.

Après le coup d’Etat de 68 sans la volonté des maliens, la stratégie Française consistait à saboter les œuvres du Président Modibo. En 80, ils organisé et planifié la vente de ses sociétés en début de crise.

Selon le Professeur Koanré, ATT lui-même était en un moment le Directeur Commercial de la Société Ikatel à travers le pays. Il se plaisait à faire de la PUB pour cette société, est-ce le rôle d’un chef d’Etat s’interroge le conférencier.

L’Etat est le seul responsable des problèmes sociaux, car il ne parvient pas à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens confiés aujourd’hui à des sociétés de gardiennages. Le cas le plus dangereux est celle de l’école malienne, a laissé entendre le conférencier.

En 1956, les colonisateurs avaient découvert la Zone de Morila comme étant l’une des plus importante exploitation minière au monde. Avec aujourd’hui 15 g/ Tonne a été liquidée par l’Etat. Le bilan des privatisation est chaotique a t’il conclu.

Ibahima Diarra a surtout évoqué le non respect du cahier de Charge de la privatisation de HUICOMA par Alou Tomota et l’Etat est complice de la dévire de cette société.

Nous souffrons énormément de cette privatisation et pire ni les travailleurs, ni les syndicats n’ont pas été associés à la privatisation de l’HUICOMA et le bilan est là plus de 400 travailleurs sont licencié par M. Tomota.

Le dernier conférencier démontré qu’il ne s’agit pas du manque de la graine de coton qui est à l’origine de fermeture de certaines Usines. Loin, dira, Diawara c’est mauvaise gestion de l’opérateur. M. Zakariayaou Diawara a dénoncé toute privatisation en occurrence celle de la CMDT.

Les participants à cette conférence ont posé plusieurs questions sur la survie de notre économie et surtout du contrôle de nos marchés. Des inquiétudes sur les APE qui constituent une menace réelle pour notre continent.
Toutes les questions ont été répondues avec satisfaction par les deux conférenciers.

Moustapha GUITTEYE

28 Juillet 2008