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Une spectaculaire perquisition a été menée mardi dans l’appartement du fils du président de Guinée Équatoriale Teodoro Obiang, avenue Foch à Paris (XVIe), dans l’affaire dite des biens mal acquis par des chefs d’État africains. Conduite par les deux juges d’instruction chargés du dossier et les policiers de l’OCRGDF, la perquisition s’est déroulée malgré des oppositions sur place, certains occupants invoquant l’immunité diplomatique. « Cet immeuble appartient à l’État équato-guinéen et non à la présidence », a protesté sur place l’avocat de la Guinée Équatoriale, Me Olivier Pardo, précisant que ce changement de propriété était intervenu en octobre. « (…)Nous contestons absolument les opérations qui sont en train de s’y dérouler », a-t-il dit aux journalistes en dénonçant une « atteinte grave aux principes diplomatiques internationaux ». « Cet appartement relève du droit commun », a réagi de son côté le Quai d’Orsay. Les biens de la famille Obiang sont particulièrement dans la ligne de mire des enquêteurs qui ont récemment conclu que le patrimoine de ces familles s’était enrichi de nouvelles acquisitions en dépit de la plainte les visant, déposée en 2008 par TIF. AFP.