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Le fils du président équato-guinéen Obiang est visé par un mandat d’arrêt international depuis son refus mercredi de se présenter devant les juges d’instruction chargés de l’enquête dite des « biens mal acquis » qui le soupçonnent d’avoir détourné des fonds publics de son pays. Teodorin Obiang a été nommé fin mai deuxième vice-président après avoir exercé la fonction de ministre de l’Agriculture depuis 2008. « Il bénéficie d’une immunité de juridiction en tant que vice-président de Guinée Équatoriale et ne pouvait donc se rendre à une telle convocation » nous a dit son avocat Me Emmanuel Marsigny qui dit ne pas avoir été informé d’un mandat d’arrêt. Les ONG Sherpa et Transparence International France, à l’origine de la plainte ayant déclenché l’enquête, ont salué la décision des juges mais restent prudents.« La diffusion d’un mandat d’arrêt à l’encontre d’un responsable politique en fonction est une étape judiciaire importante. Il est cependant trop tôt pour préjuger de l’issue de la procédure tant les obstacles sont nombreux » a estimé William Bourdon, président de Sherpa et avocat de TI France dans un communiqué. AFP.