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A aucun moment le nom du parrain de la Biennale, Malamine Koné, PDG de Airness, n’a été évoqué par la commission d’organisation mais aussi par le département de la Culture.

Les lampions se sont éteints sur la Biennale artistique et culturelle 2010 à Sikasso. A la cérémonie de clôture, des médailles de reconnaissance et de participation ont été remises aux hommes de culture, qui ont mouillé le maillot pour les biennales, mais également aux personnes qui se sont investies dans l’organisation de l’édition sikassoise.

Il s’agit d’anciens ministres de la Culture, des gouverneurs de région, du président du HCC, des ambassades et institutions, des directeurs régionaux des sports, de la jeunesse et de la culture et même le chargé de communication du département de la Culture, le président des communicateurs traditionnels de Sikasso, Dagamaïssa, le président des Maliens de France…

Le parrain de l’événement, Malamine Koné, PDG de Airness et la presse n’ont pas été cités une seule fois à plus forte raison récompensés par la commission d’organisation et le département de la Culture. Même le chef de l’Etat n’a pas eu le réflexe de rectifier cette « bourde » des organisateurs.
Outrées plusieurs personnes qui se disent membre du Club de soutien à Malamine Koné, affirment que Airness a été trahi par la commission d’organisation. « Ce n’est pas un oubli, c’est fait à dessein », dénonce M. F., qui avec une vingtaine de jeunes, ont fait le déplacement de Bamako avec des banderoles qui louent l’action de M. Koné.

 » Il ne peut y avoir de Biennale sans la presse et l’on ne peut récompenser des personnes pour leur participation sans évoquer les médias », s’indigne un journaliste de l’ORTM. « La chanson est connue dans notre pays, ceux qui travaillent sont toujours mis à l’écart au profit de ceux qui passent leur temps à ne rien faire ».

Amadou Sidibé

31 Décembre 2010.